‹ Les pièces de théâtreChapitre 17 sur 170 · BATAILLE · texte numérisé non relu

BATAILLE

plus risqdées et les plus pénibles qui aient été jouées. <( Il y a trente ans, dit M. Brisson, on n'eût pas toléré un pareil langage, et la pièce de M. Bataille, malgré ses éclatantes beautés, se fut écroulée sous les sifflets. Les applaudissements qui l'accueillent aujourd'hui, montrent l'étape que nous avons parcourue dans la voie du relâchement moral ».

La Marche nuptiale, 1905, audacieuse revendication des droits de l'instinct : une jeune fille, chrétienne (?), s'enfuit avec un professeur de piano et après bien des aventures, se tue.

Polichp, 1906, rosserie féminine, mœurs très libertines, ravalement des plus nobles sentiments.

La femme nue, 1908, « l'abandon par l'homme de la femme nature pour la rivale luxueuse et belle » (A. Brisson) ; la revendication de l'instinct.

Le scandale, 1909. Dans un instant de vertige, Mme Férioul, en villégiature à Luchon s'abandonne à l'escroc Artanezzi. Celui-ci vient la relancer aux environs de Grasse, dans le village dont M. Férioul est maire. Elle sera citée comme témoin à Paris, dans une affaire où l'escroc est compromis. Pour sauver l'honneor de cette courte intrigue, elle ira à Paris, fera acquitter Artanezzi, et son mari, mis au courant du scandale, lui pardonnera.

Bataille a été créé officier de la Légion d'honneur en 1909. A cette occasion, Le Gaulois et consorts lui décernèrent des éloges sans aucune restriction.

Charles Bataille (1831-1868), journaliste fougueux, littérateur, mort dans un accès de folie. L'usurier de village, 1859, avec A. Rolland, est la seule de ses oeuvres qui survive : c'est le portrait réussi d'un avare, Chamounin ; honnête.

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