BEAUVALLET — BECQUE
d'odieuse renommée ; et les livrets de deux opéras-comiques : La poupée de Nuremberg, 1852 ; — Bonsoir voisin, 1884.
LÉON et Franz Beauvallet, Léon (1829-1885) ; Franz, son fils (1851-1889). Tous deux ont passé avec leurs nombreuses œuvres risquées ou vulgaires : La Mère Gigogne, 1875, une femme qui recueille les enfants abandonnés et recherche les séducteurs ; — Le fils d'une coviédienne, 1874, réhabilitation des actrices et de leurs enfants ; — Le papillon du marais, 1873, vaudeville libertin ; — Le forgeron de Châteaudun, 1871, un innocent fusillé comme traître durant la guerre franco-allemande, honnête.
Henri Becque (1837-1899), l'un des plus célèbres et des plus critiqués parmi les dramatistes de la seconde moitié du XIX" siècle. On l'a comparé à Molière, d-ont il se rapproche en effet par l'amertume mêlée de gaîté comique, par la simplicité d'action, l'acuité de la psychologie, par la clarté et l'art de faire penser. On l'a comparé à La Rochefoucauld, parce qu'il prend un plaisir féroce à étaler l'immoralité du genre humain ; et enfin à Zola, parce qu'il a appliqué son esthétique naturaliste, parce qu'il a manqué d'idéal, ignoré le bien et le mal et créé des monstres.
Il a connu toutes les misères : il mena la vie de bohème décrite par Murger, il fut sifflé lors de ses premières œuvres. L'humanité tout entière paya ces fringales et ces humiliations : Becque lui voua une haine féroce, et déversa dans ses œuvres le fiel qui l'étouffait.
Nous passons sur Scrdanapale, 1867, opéra en 3 actes ; et Venfant prodigue, 1868, comédie à la Paul di Kock, et nous notons les pièces suivantes, qui sont plus célèbres et plus révélatrices :