BÉNIÈRE
et il a obtenu de vrais succès qui sont pour la plupart de mauvais aloi.
On peut citer sans les censurer : Le Testament de César Girodot, 1859, comédie intéressante qui montre après beaucoup d'autres, la cupidité des héritiers, trompée par la fantaisie d'un testateur ; — Le secret d". famille, 1859, drame pathétique ; — Les parents terribles, 1831, bouffonnerie ; — Les indifférents, 1863, peinture de caractères, froide ; — Le passé de M. Jouanne, 1865 , un bohème qui se fait bourgeois ; — Le drame de la rue de la Paix, 1868, pièce judiciaire, une famille à la recherche d'un assassin ; — Miss Multon, 1868 : une épouse adultère qu'on croit morte s'introduit comme institutrice dans la famille que son mari a fondée ; — Monte-Carlo, 1881, prétexte à exhibitions ; la maison de jeux.
. Louis Bénière , entrepreneur et dramaturge , occupe deux carrières, les carrières de pierre et celle du théâtre.
Dans ses quelques ouvrages, il a voulu montrer le mépris du bourgeois pour l'ouvrier, l'avilissement du bourgeois par l'argent ; et en même temps il a prêché aux bourgeois la bonté pour ceux et celles qui travaillent. Le fond est bon : l'exécution exagère la pensée.
Les tabliers blancs, 1903, plaidoyer pour les bonnes à tout faire et réquisitoire contre les maîtresses de maison. Les traits sont trop poussés : il y a des servantes malhonnêtes, et toutes les dames ne sont pas des chipies. Mais la pièce est dictée par une pensée généreuse : quand les gens de maison seront syndiqués, ils la représenteront et les « patronnes » assisteront à la séance.
Les autres œuvres de Bénière méritent les mêmes petites restrictions : Les experts, 1905, comédie drôle mais vaillante contre les experts maladroits et canailles ; Les Goujons, 1907, deux plaideurs de pro-