‹ Les pièces de théâtreChapitre 23 sur 170 · BERGERAT · texte numérisé non relu

BERGERAT

vince vont se réconcilier, quand ils sont brouillés par leurs avoués ; — Papillon, dit Lyonnais le juste, 1909, même thèse et mêmes exagérations, générosité de l'ouvrier, dureté du bourgeois.

Emile Bergerat, né en 1845. Journaliste, romancier et auteur dramatique, il reste dans toute son œuvre, plus ou moins, le « Caliban » du Fiçiaro : il est spirituel et philosophe, mais aussi baladin.

Son théâtre paraît hâtif, obscur : on dirait le gaspillage d'un réel talent. Certains impresarii le lui ont signifié. Bergerat n'en a jamais voulu convenir. Chaque fois qu'il a eu un différend de ce genre, il a publié des articles amusants — il est Caliban — pour démontrer que ses pièces sont remarquables. Sans nous incliner devant ce jugement si peu recevable, citons :

Une amie, 1865, comédie en vers, marivaudage entre un duc et une marquise — Père et mari, 1870, œuvre répugnante et maladroite ; — Le nom, 1883, comédie en prose assez banale, noble rôle d'un confesseur au sujet d'un enfant adultérin ; — Le baron de Garabasse, 1885, bouffonnerie de Palais-Royal ; — Flore de Frileuse, 1885, pièce physiologique très scabreuse ; — La nuit bergamasque, 1887, en vers, folie endiablée ; — Le premier baiser, 1889 i — Myrane, 1890, lutte entre l'épouse légitime et l'amante : la victoire reste au code ; — Manon Roland, 1896, drame en vers libres, sur la célèbre victime de la Révolution ; — Le capitaine Fracasse, 1896, adaptation dramatique du roman de Théo Gautier, beau-père de l'auteur ; pièce gaie sur un sujet qui frise l'inceste ; — Plus que reine, 1899, histoire du règne de Joséphine de Beauharnais jusqu'à son divorce avec Napoléon ; — La Pcmpadour, 1901, tableaux pittoresques : amours et mort de la marquise ; — Le capitaine Blomet, 1901, les adultères réparés par les duels ; — Petite mère.

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