‹ Les pièces de théâtreChapitre 24 sur 170 · BERNARD · texte numérisé non relu

BERNARD

1903, histoire d'une demi-mondaine, libertinage ; — La Fontaine de Jouvence, 1906, comédie mythologique.

Tristan Bernard, né en 1866, écrivain gai et ironiste, auteur de nombreuses pochades et comédies. Pince sans rire, il « n'en pince )> pas toujours pour le respect des mœurs et de la décence.

Assez, Messieurs, 1897, un acte, fantaisie ratée : deux adversaires se battent en duel, l'un avec une épée, l'autre avec une canne ; — Le fardeau de la liberté, 1897 : un pauvre diable veut se faire mettre en prison ; il y parvient enfin... en encourageant les agents qui poursuivent un monôme d'étudiants ; fantaisie amusante ; — La Mariée du Touring-Club, 1899, 4 actes, folie très libre ; — L\A/^.glais tel qu'on le parle, 1899, farce, mais chef-d'œuvre du genre hilarant : un gueux accepte de suppléer l'interprète d'un hôtel... il ne sait pas l'anglais. Or un Français arrive avec une miss qu'il a enlevée, et tout aussitôt le père de la miss, lequel ne sait pas un mot de français... Situations drôles ; — L'affaire Mathieu, 1901, très leste, genre Palais-Royal : — La bande à Léon, 1902, bouffonnerie invraisem.blable et libertine ; — Daisrj, 1902, scabreux ; — Les coteaux du Médoc, 1903 : un individu que Ton met en correspondance téléphonique avec une dame dont il s'éprend ; — La famille du brosseur, 1903, quiproquos lestes, rire gras ; — Triplepatte, 1905, comédie en o actes. Le sujet est peu de chose : un faiblard fatigué q^^e tout le monde veut marier ; le détail, l'épisode, l'humour, font tout l'intérêt de cette œuvre presque convenable qui eut plus de 300 représentations ; — Monsieur Codomat, 1907, continuité de sottises et de libertinages ; — Cabotine, 1907, vaudeville, la nostalgie des planches chez une actrice qui vient de se marier ; — Une aimable lingère, 1899, proverbe de château ; oui pour les châ-

BERNHARDT — BERNÈDE 65

teaux vicieux ; — Franches lippées, 1898, dans un café à minuit, pas de gravelures ; — Le vrai courage, 1899 : il consiste à ne pas se venger d'une gifle, honnête ; — Je vais m'en aller, 1898, dialogue entre le mari et la femme, des sous-entendus ; — Le cambrioleur, 1899, honnête saynète ; — Le jeu de la morale et du hasard, 1908, honnête ; — Le poulailler, 1908, égriL lard et obscène ; — Les jumeaux de Briphton, 1907, quiproquos saupoudrés de sel de Plaute.

Sahah Bernhardt, de son vrai nom Rosine Bernard. Elle est née en 1844, à Paris, d'une mère Israélite : elle fut cependant, dit-on, baptisée par la volonté de son père. Elle s'est occupée de sculpture, de peinture. Mais surtout elle est considérée comme la plus grande artiste de notre temps : elle a fondé un théâtre, créé des rôles innombrables à la Comédie- Française et à la Porte-Saint-Martin, organisé en Europe et aux Etats-Unis des tournées triomphales.

La (( divine, la princesse du geste » a composé deux pièces : L'aveu, 1888, dont il vaut mieux ne rien dire ; et Adrienne Lecouvreur, 1907, drame qui célèbre, en même temps que les amours de la célèbre comédienne avec Maurice de Saxe, les gloires de l'art théâtral.... Sarah Bernhardt est orfèvre.

— Son fils Maurice, s'est distingué surtout par un drame tiré du roman de Sienkiewiez, Par le fer et par le feu, 1904, série de tableaux avec intrigue amoureuse au premier plan.

Arthur Bernède, romancier, né en 1871. Il a consacré tout un théâtre au monde militaire et ecclésiastique. (( Il n'est ni sociologue, ni psychologue, ni même artiste », dit Ernest Charles ; il est Bernède et grossièrement anticlérical.

Le bijou de Stéphana, 1892, folie vaudeville, dévergondage ; — La duchesse de Berry, 1900, drame histo-

Page 1