BERNSTEIN
rique réussi ; — Les idées de M. Coton, 1901 : ce M. Coton est anticlérical ; il refuse la main de sa fille au neveu d'un curé ; il l'accorde, quand il apprend que le curé devient évêque ; — La pipe, 1901, vaudevillepoursuite peu recommandable ; — La soutane, 1905, pamphlet en 3 actes contre l'Eglise et le secret de la confession ; — Sous Vépaulette, 1906, plaidoyer en faveur de l'officier pauvre ; — Les BaV d' Âf., 1906, scènes puissantes et tableaux très crus. — Nos magistrats, 1908, pièce adultère et satirique ; — La Révolution française, 1909, avec Henri Gain : <f série arbitraire de scènes cinématographiques, dépourvues de tout intérêt et de toute critique historique » (Ernest Charles).
Henry Bernstein, né en 1875, l'un des plus puissants pervertisseurs du théâtre contempoi^ain. Au point de vue dramatique, il est, dit M. Faguet, le restaurateur du genre fréiiétique : il secoue, il secoue fort. Quant à la morale, il n'en a nul souci : <( Entre nous, dit M. Brisson, je crois que vice ou vertu, tout cela lui est égal ». Ne s'est-il pas vanté lui-même de « n'avoir jamais écrit une pièce qui glorifie la vertu ou qui flétrisse un article du code, qui flétrisse ou glorifie quoi que ce soit ! » (Lettre à M. Adolphe Brisson).
De tels témoignages nous épargnent la peine d'analyser longuement ses œuvres :
Le Marché, 1900 : une femme se livre au désordre pour arracher son mari à la misère ; — Le détour, 1902 : une courtisane essaie inutilement de la vie honnête ; elle revient à son vomissement ; — Joujou, 1902, adultère, œuvre inférieure ; — Le bercail, 1904 : une femme cherche le bonheur, à son foyer et en dehors... et revient au bercail avec ses vices : elle s'ennuiera toujours.
La Rafale, 1905, et La Griffe, 1906, toutes deux