‹ Les pièces de théâtreChapitre 30 sur 170 · BOUCHARDY · texte numérisé non relu

BOUCHARDY

Qui pense et qui vit mal ne peut pas Lien mourir l.a mort est chaste et veut, quand elle vient s'ofïrir, Qu'on l'accueille le front calme, l'âme affermie. Les mains et le cœur purs comme une auilère amie !

France d'abord..., 1899 : drame d'histoire qui ressuscite en traits saillants la France du moyen-âge : la France qui se fait peu à peu et s'unifie au milieu des guerres civiles, qui prend conscience d'elle-même dans l'âme de Blanche de Castille, de Robert de Sorbon, de Thibaud de Champagne et d'Aliénor, le temps des pillards et des aventuriers, l'âge d'or des étudiants tapageurs, etc.

Avec ces quelques œuvres, M. de Bornier a, malgré des défauts dramatiques et certaine faiblesse poétique, sa place marquée d'avance dans les écrivains de l'avenir qui feront de l'art un apostolat.

Joseph Bouchardy (1810-1870), grand constructeur, dont les œuvres cyclopéennes sont restées longtemps au répertoire et paraissent encore sur les théâtres de province. Ses mélodrames ont été justement comparés aux charpentes enchevêtrées, savantes et lourdes d'une cathédrale en construction, tant les intrigues, les péripéties, les événements multiples, se pressent et se heurtent les uns contre les autres. « Ne tournez pas la tête un instant, dit Th. Gautier, ne fouillez pas dans votre poche, ne nettoyez pas le verre de votre lorgnette, ne regardez pas votre voisine : il se sera passé dans ce court espace de temps plu3 d'événements que n'en comporte la vie d'un patriarche ou la durée d'un même drame en 26 tableaux, et vous ne pourriez plus rien comprendre à ce qui suit, tant l'auteur est habile à ne pas laisser un instant de répit à l'attention ».

A ceux donc qui ne craignent pas d'être abasourdis, nous signalons, sans les analyser : Gaspardo le pêcheur, 1837 ; — Le Sonneur de Saint-Paul, 1838 ; —

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