CAPUS
ployée des postes qui gaspille son cœur jusqu'à ce qu'elle le place chez un divorcé.
La Châtelaine, 1902 : un mari qui accepte le divorce pour permettre à sa femme d'épouser un riche bienfaiteur.
Les deux écoles, 1902 : tend à prouver qu'il n'y a plus de fidélité conjugale et que par conséquent les époux ont tout avantage à s'accommoder de la situation. « Enveloppe dans des éclats de rire canaille un fjlet de moralité d'ailleurs immorale » (F. Veuillot). « Et cela est exquis. Et cela exhale une fine odeur de corruption et de pourriture » (A. Brisson).
Le beau jeune homme, 1903 : un Valentin qui dédaigne Marthe l'institutrice, cultive l'ambition et l'adultère à Paris, descend l'échelle sociale et finalement revient à son premier amour.
L'adversaire, 1903, avec Emmanuel Arène : adultère et divorce.
Notre jeunesse, 1904 : « comédie-mélo d'une extrême faiblesse et jusqu'à en être parfois ridicule » (E. Faguet). Elle nous attendrit sur le sort d'une enfant naturelle, fille d'une grisette de Quartier Latin, et nous persuade que, pourvu que la mère soit morte et pourvu qu'il n'ait pas d'enfant légitime, son père peut l'accueillir dans son ménage légitime et en faire la fille adoptive de sa femme.
Monsieur Piégois, 1905 : c'est le type du déclassé parvenu ou plutôt le type de l'individu tombé de la bourgeoisie dans la bohème, et qui revient, par des chemins de traverse, à sa bourgeoisie natale. La peinture! de imœurs est pénétrante : notre société toujours en déclassement et en décomposition, le rôle de l'argent qui sépare et qui réunit sont pris sur le vif. La thèse est dangereuse : Piégois est trop séduisant et son bonheur a quelque chose d'immoral.
L'attentat, 1906, avec Descaves : «( histoire d'élec-
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tions, d'attentat sur le candidat, de divorce et d'adultère.
Les Passagères, 1906 : banales aventures malhonnêtes qui n'ont pas l'excuse d'une étude de caractère ou d'une peinture de mœurs., Femmes qui se succèdent sous le regard bienveillant de l'épouse, dans le cœur du mari.
Les deux hommes, 1908, tend à démontrer que tous les hommes se valent et que l'unique différence est celle du succès.
Uoiseau blessé, 1908, épisode d'amour, d'une morale plus qu'accommodante.
Pierre Car mouche (1797-1868), a écrit 250 pièces qui ont joui d'une vogue immense : Les deux vampires, 1820 ; — Les deux forçats, 1882 ; — Le pauvre berger ; — Le marquis de Lauzun.
Fabrice Carré, né en 1855, petit-fils de l'auteur dramatique Labrousse, lui-même avocat, journaliste et auteur de nombreux vaudevilles et livrets d'opérascomiques, plus ou moins libres : Le prix de vertu, un académicien qui fait couronner une ancienne du Quartier latin, satire ; — Le droit des époux, d'ouvrir les lettres du conjoint : — Ma femme est docteur, satire des femmes médecins, scènes lestes.
Michel Carré (1819-1872), librettiste et vaudevilliste, qui partagea avec J. Barbier la tache d'avoir écrit Mignon, Galathée, Les noces de Jeannette.
Michel Carré, né en 1865, fils du précédent, cultiva les mêmes genres que son père. Il a donné en 1908, avec Bilhaud, une tragédie grecque intitulée La courtisane de Corinthe, drame noir et licencieux.
Albert Carré, né en 1852, acteur et auteur, directeur du théâtre de l'Opéra-Comique, neveu de Michel Carré. Parmi ses œuvres, nous devons citer Le Doc-
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teur Jojo, 1888, bouffonnerie libertine et grossière dont la représentation fut imposée aux enfants des écoles de Lille par une municipalité socialiste ; — Un feu de cheminée, acte scabreux, risqué.
Jules Case, romancier et journaliste, né en 1856. Dans son œuvre théâtrale, on discerne La Vassale, 1897 : cette pièce ultra féministe tend à faire de la femme l'égale du mari et à la soustraire à toute autorité.
Antoine dl Casteilane, né en 1844. A essayé du théâtre à plusieurs reprises : il a été macabre, choquant, péniblement comique, dans l'inénarrable Festin de la Mort, 1904 ; et enfantin dans les cinq actes historiques Pour sa patrie, 1906.
G. Champagne ne nous est connu que par Sh-ashov.rg ou les Prussiens en Alsace, 1906, drame historique, (aventure d'amour, trahison, scènes vibrantes), dont le titre est actuellement Les Martyrs de Strasbourg.
Jules Chancel, né en 18C7. Quelques pièces : Mattresse femme, 1894 : les scènes libres paraissent excusables, en raison des intentions morales de l'auteur; — L'auréole, 1901, satire des gens de finance ; — Madame V ordonnance, 1904, accumulation de scènes li. bertines, de mots et de gestes grossiers ou obscènes ; succès scandaleux ; — Le f rince consort, 1903, id.
Paul Charton fut salué par la critique comme un dramaturge d'avenir, lors de la représentation de Devant Vennemi, 1890, pièce historique très intéressante. Il n'a reparu au théâtre que pour donner Le spirite, comédie en un acte banal et libertin.
Robert Charvay, né en 1858, auteur dramatique, de son vrai nom Adrien Lefort, rédacteur à L'Echo de
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Paris, où il signe « Le Nain Jaune », collaborateur de L'Enfant du miracle et de Mademoiselle Josette ma femme. Il a en outre donné Papa Mulot, 1904, pièce rosse qui roule sur l'héritage d'une prostituée.
Victor Cherbuliez (1829-1899), romancier suisse, naturalisé français. Il a adapté à la scène plusieurs de ses romans. Ses romans sont sinsculiers. scabreux, choquants ; ses pièces le sont aussi : Le comte Kostia, 1875 ; — Samuel Brohl, 1878 ; — L'aventure de Ladislas Bolski, 1879.
Henri Chivot (1830-1897, clerc d'avoué, puis employé de chemin de fer, et enfin dramatiste. Il a fourni en collaboration avec Marc-Michel, Blondeau et surtout Duru dont le nom est inséparable du sien, une quantité de pièces légères, lestes, bouffonnes va libertines, qui brillent par l'entrain et la gaieté plus que par la finesse et l'esprit.
Les locataires de M. Blondeau, 1890, vaudeville très leste en 5 étages ; — Les noces d'un réserviste, 1885, vaudeville militaire, avec Duru, grand succès, croustilleux ; — Le Carnaval d'un merle blanc, 1885, avec Duru, modèle du genre, grosse farce de tréteaux ; — Les bicyclistes en voyage, 1893, avec Duru, pièce à spectacle, honnête, ballets ; — Le truc d'Arthur, 1896, avec Duru, imbroglio réussi, très libre ; — Le voyage de Suzette, 1901, avec Duru, spectacle du Chatelet ; Il ne faut pas cire : fontaine..., proverbe galant ; — On. demande des domestiques, vaudeville plein d'entrain, passages lestes ; — Le porc-épic de Charles- Quint, divertissant, scènes libres ; — Les forfaits de Pipermans, un acte très amusant ; — Le beau Dunois, opéra-bouffe, très scabreux ; — Les filles de Barazin, donnée leste ; — La veuve Beaugency, histoire amusante d'une femme brouillon.