DELAVIGNE
raison de la ressemblance qui existait entre lui et le coupable Dubosc ; — Le diable.
Casimir Delavîgne (1793-1843). Au point de vue littéraire, un homme de transition et de milieu, un romantique velouté, poète tempéré plus gracieux que fort, sur lequel les traités de littérature fournissent de nombreux détails. Nous n'avons qu'à parcourir rapidement son théâtre :
Les Vêpres siciliennes, 1819 : célèbre en vers la libération du territoire ; — Les comédiens, 1820 : satire
— en vers — de messieurs et mesdames les sociétaires;
— Le Poj-ia, 1821, affabulation absurde, idées voltairiennes ; — L'Ecole des vieillards, 1823, inconvénients du mariage d'un vieillard et dune jeune femme ; grand succès, souvent repris ; — La princesse Aurélie, 1828, nulle ; — Marino Faliero, 1829, deux sujets : un drame intime, l'infidélité d'Eléna ; un drame politique, la conspiration du doge contre l'Etat ; peu intéressant ; — La parisienne, 1830.
Louis XI, 1832, le solitaire de Plessis-les-Tours, déjà dépeint par Scott dans Quentin Durward ; — Les enfants d'Edouard, 1834 : drame moderne, maintenu au répertoire, sujet poignant, exécution de détails excellente; — Don Juan d'Autriche, 1835 : situations intéressantes. Esprit voltairien : la critique du temps l'a accusé d'avoir fait lire Vessai sur les mœurs et Candide à ses trois personnages : Don Juan, Philippe II, Charles-Quint.
Une famille au temps de Luther, 1836 : un catholique qui tue son frère pour l'empêcher d'abjurer et l'envoyer en Paradis ; abominable ; — La fille du Cid, 1840, nulle ; — La popularité, 1838 : œuvre morale, mais donnée flottante. Certains critiques tels que Chantavoine, Lemaitre, en font une œuvre de premier ordre, une comédie de mœurs politiques à mettre à côté du Fils de Giboyer et de Rabagas. Quoiqu'il en