DORVIGNY — DRACK
mour, selon la formule ; — Le roi des mendiants, 1899, avec A. Mathey, gros mélo avec amour, sauvetage, trésor, défilé de première communion.
Dorvigny (1742-1812) nom de Louis Archambault, fils naturel de Louis XV, acteur chez Nicolet, bohème et débauché, qui fournit aux petits théâtres plus de 300 ouvrages. Le plus célèbre est Janot ou les battus paient Vamende, 1779. C'est là que parut pour la première fois l'immortel Janot, cet imbécile qui mêle et confond tout, qui espère gagner à la loterie sans prendre de billet, ce drôle qui a un couteau dont la particularité est arrivée jusqu'à nous : « C'est tout ce qu'il y a de mieux, dit-il ; il m'a déjà usé deux manches et trois lames, et c'est toujours le même ».
Camille Doucet (1812-1895), un petit poète auquel on pourrait appliquer le gratiœ décentes d'Horace, comme à Collin d'Harleville et à Andrieux, ses modèles.
Ce genre qui a pu faire les délices de nos aïeux, ne plaît plus au théâtre. Aussi les œuvres de Doucet ne sont plus que des curiosités littéraires. On en nomme les plus connues par égard pour l'auteur :
Les ennemis de la maison, 1850 : ce sont les amis de l'épouse; — Le fruit défendu, 1858 : repose sur cetta idée que les obstacles aiguisent nos désirs. Placé prés de trois jeunes filles,un jeune homme reste indifférent; deux d'entre elles se marient,il s'en éprend;la troisième est sur le point de convoler, même mouvement, il obtient sa main ; — La considération, 1860 : les affaires entraînent à bien des expédients et à des indélicatesses, mais un homme honnête les répare.
Maurice Drack (1834-1897), nom sous lequel est •connu dans les lettres Auguste Poitevin, fils du gramndairien, journaliste, critique, romancier.
Ses œuvres théâtrales sont conçues dans la manière
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réaliste, mais non naturaliste : San felice, 1881, d'après le roman de Dumas ; — Les Ruffians de Paris, 1894, mélodrame où les chenapans se mêlent à d'honnêtes gens. La vertu triomphe ; — La Petiote, 1896 : une pauvre fille à laquelle un aventurier fait croire que sa mère a tué le père de concert avec lui ; elle se jette dans un étang ; elle est recueillie par des saltimbanques qui la maltraitent... Elle se convainc finalement qu'elle a été trompée par le misérable assassin , — etc., etc.
A part, La Chrysalide, 1893, badinage en un acte pour salons mondains.
Jean Drault, né en 18G6, de son véritable nom A. Gendrot, le créateur de Chapuzot, rédacteur à La Libre Parole.
Au théâtre, il n'a donné de propre que son Fricotard et Chapuzot ; — La bête noire de Baptistin ; — La peur du carnet, 1893. Ses autres pièces sont au moins surprenantes : Les blackboulés, 1904, chassécroisé d'adultères ; — Elle et Vhuitfe.
Abraham Dreyfus, né en 1847, un dramatiste qui sait son métier : il travaille dans lïnfiniment petit et il met dans ses bluettes miniaturesques, et ses comédies à la Pailleron des pincées d'esprit. Quelques-unes de ces petites œuvres conviendraient très bien à des salons :
Un Monsieur en habit noir, 1872, un seul personnage : acte gai et spirituel ; — Potage à la bisque, 1873, Palais Royal ; — La Revue des Deux mondes, 1875, avec Clairville : revue de l'année, sans succès ; — Le Miroir magique, 1873, avec Gredelin, féerie-ballet : semble glorifier la vérité, contre le mensonge ; montre aussi qu'il est fâcheux de dire la vérité. Pas dincongruités ; — Les Mariages riches, 1876 : quiproquos accumulés, crudités ; — Chez elle, 1877, avec