‹ Les pièces de théâtreChapitre 73 sur 170 · FABRE-D'EGLANTINE — FABRE · texte numérisé non relu

FABRE-D'EGLANTINE — FABRE

crainte de l'opinion publique ; — Une heure de mariage, 1804, bouffonnerie scabreuse ; — La jeune femme colère, 1800 : pour la corriger, son mari simule des accès de fureur épouvantables, honnête.

Philippe Fabre d'Egiantine (1705-1794), conventionnel, auteur du calendrier révolutionnaire, successivement professeur, comédien, poète.

La plupart de ses pièces sont des satires haineuses dirigées contre les nobles, les riches et les heureux : Philinte ou la Suite du Misanthrope, 1790 ; — L'aristocrate ou le convalescent de qualité, 1791 ; — Vintrique épistolaire, 1791 ; — Les précepteurs, 1799, préconise, comme Rousseau, le retour à l'état sauvage; etc.

De toute son œuvre — d'ailleurs médiocre au point de vue littéraire — il restera la fameuse romance : Il pleut, il pleut, bergère....

Emile Fabre, marseillais, né à Metz en 1870, chez un loueur de costumes et de partitions aux troupes de province.

Ce qui caractérise son théâtre, c'est la puissance de l'action, la froideur de l'éloquence, l'amertume des idées, le pessimisme de l'observation, l'austérité des peintures. Pas d'intrigues d'amour, pas de mièvreries, pas de fleurs. Ses personnages s'occupent d'affaires et d'argent ; et si les désordres d'autre nature les envahissent, c'est à l'occasion ou à la suite de leur soif de l'or.

Au point de vue morale et bienfaisance éducative, Fabre est libre-penseur ; « s'il se rencontre quelquefois avec nous dans les mêmes colères et les mêmes

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