‹ Les pièces de théâtreChapitre 74 sur 170 · FABRE · texte numérisé non relu

FABRE

conclusions, il nobéit, ce iour-là, qu'à la voix du bon sens et de l'expérience sociale » (C. Lecigne).

Il s'en éloigne parfois cependant dans les pièces suivantes :

Comme ils sont tous, 1894 : ils sont tous vils, cruels, guidés par l'intérêt le plus bas, s'ils ressemblent au héros qui vole et délaisse une fiancée, selon qu'elle lui paraît ou non avoir de l'argent.

Vargeni, 1895 : <( un chef-d'œuvre de comédie rosse, bien que l'ordure ne soit nulle part étalée » (J. Lemaitre). C'est la peinture de la famille contemporaine, unie et puis désagrégée par l'argent.

Le bien d' autrui, 1897 : sujet déjà traité par Diderot. L'argent, toujours l'argent. Faut-il remettre à l'Etat l'argent qu'on a eu par erreur en héritage, alors que l'héritière — maîtresse du testateur — est morte ?

La vie publique, 1901, peinture des compromissions et des corruptions fatales des élections, ruinant la loyauté et le bonheur. Ferrier consent à tout pour garder la mairie de Salente. A côté de lui, on voit un président de comité catholique aigre et sournois ; un vicaire général, onctueux, roublard, bassement ambitieux ; une dame de charité qui débute dans la galanterie.

La Rabouilleuse, 1903, drame gros et puissant emprunté à Balzac : il met en scène les officiers de Napoléon qui, rentrés dans la vie civile sous la Restauration, s'y montrèrent féroces et vils.

Les Ventres dorés, 1905, peinture de l'immoralité inévitable de la finance, immoralité qui conquiert et enchaîne les plus rebelles.

La Maison d'argile, 1907, œuvre courageuse et forte : la famille désunie par le divorce et plus profondément désorganisée par le prétendu remariage d'une mère divorcée ; et ensuite, luttes douloureuses

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