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FABRE — FAVART

occasionnées dans une telle famille par des conflits d'argent.

Timon d'Athènes, 1907, sujet déjà traité par. Shakespeare : étemelle histoire de l'homme heureux qui est entouré tant que dure sa fortune, et qui est délaissé, quand il tombe dans le malheur. Peinture d-e ces désillusions, et ensuite satire des hommes trop faibles pour se gouverner.

Les Vainqueurs, 1908, drame macabre, atroce, parfois scabreux, sur l'arrivisme.

Joseph Fabre, né à Rodez, maître de conférences à r école de Sèvres, sénateur. Grand admirateur de Jeanne d'Arc, il a pris l'initiative parlementaire de proposer l'institution d'une fête nationale en son honneur, et il a raconté sa vie dans un livre et dans une pièce Jeanne d\A^rc, 1891, belles scènes, ensemble laïque, mélodramatique, plus qu'historique.

René Fauchoie, jeune poète. Après avoir fait représenter L'exode, 1904, plaidoyer soporifique contre l'antisémitisme, il s'est signalé à un certain public par La fille de Pilate, 1908, mystère saugrenu, inepte ; — Beethoven, 1909, évocation de cette grande âme artiste et douloureuse, ses peines d'amour, sa surdité, sa mort ; — Le double voile, 1909, double deuil, chez les marins, avec musique.

Charles-Simon Favart (1710-1792), auteur de comédies et opéras-comiques, directeur du théâtre de campagne de Maurice de Saxe.

Son nom passera à la postérité avec Madame Favart, l'opéra-comique égrillard d'Offenbach où sont rappelés ses malheurs conjugaux. Il restera aussi attaché à la comédie Les trois Sultanes, 1777, trois actes en vers, histoire assez originale d'un sultan blasé par les plaisirs faciles et qui veut revenir à rési-

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