‹ Les pièces de théâtreChapitre 77 sur 170 · FEUILLET · texte numérisé non relu

FEUILLET

idéal, par sa grande sensibilité, par son tour de phrase aisée, par ses réparties mutines, par ses colloques amoureux, par sa muse élégante et pomponnée. Il habille si gentiment de frais satin tous les personnages qu'il veut bien admettre à l'honneur de figurer dans le boudoir capitonné de son théâtre ; il les fait agir à peine, mais il les fait parler ; et quand ils parlent, Feuillet reste derrière eux et saupoudre leurs phrases des fleurs de Marivaux, des arômes de Florian, des parfums de Crébillon fils... Dans ces babioles dramatiques, la passion souffle, mais rarement comme la tempête ; la vertu est ébréchée, mais pas à fond. " On peut la recoller avec du lait doux, comme autrefois on recollait les porcelaines ». Qui se défierait donc de ces « rieuses aux dents roses » de ces c( vainqueurs moroses qui digèrent leurs lauriers ? » Peu de gens, hélas ! Et nous devons rappeler à tous, qu'aux feux de la rampe auprès de laquelle conversent ces messieurs et ces dames, il y a bien des cœurs qui se fondent et des flammes pernicieuses qui s'allument.

A l'époque où écrivait Feuillet, la mode était aux proverbes, et Feuillet fit surtout des proverbes qui parurent d'abord dans la Revue des Deux-Mondes où les industriels dramatiques vinrent les chercher pour les porter à la scène.

Echec et mat, 1846, avec P. Bocage : le roi d'Espagne, amoureux de la duchesse Sidonia, la marie au duc d'Albuquerque qui sera envoyé en mission et laissera ainsi le champ libre au roi. Le duc déioue le piège.

La te7itation 1850 : adultère, naturellement.

La crise, 185 i : conversation sur la crise d'hystérie aiguë d'une dame de Marsan. Le docteur Pierre, parlant au mari de ladite, compare sa maladie au vieil arbre du paradis terr-^stre : « Tel est l'attrait du fruit

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