‹ Les pièces de théâtreChapitre 78 sur 170 · FEUILLET · texte numérisé non relu

FEUILLET

maudit, que les honnêtes femmes mêmes ne peuvent se résigner à mourir sans y avoir donné un coup de dent ». Rien d'édifiant ; accroc moral prolongé à la fidélité.

Péril en la demeure, 1855 : tentative d'adultère, scènes provinciales. — Le village, 1856 : aimable développement de la fable « Les deux pigeons ». Prêche l'amour de la maison, l'esprit casanier, contre la recherche des aventures lointaines. Un vieux viveur se convertit à l'existence des champs.

Le cheveu blanc, 1856, badinage conjugal ; — La -fée, 1856, conte sentimental.

Dalila, 1857 : tableau écœurant destiné à frapper les nerfs du public et à montrer qu'il y a dans le grand monde des filles perverses.

Le roman d'un jeune homme pauvre, 1858 : succès de larmes prolongé, œuvre émouvante, exempte de mièvreries outrées et de libertinage.

Rédemption, 1860, œuvre choquante : une jeune femme qui ne croît ni à Dieu ni à diable. Au cours de sa vie de désordres, elle rencontre un jeune homme qui s'attache à elle et le lui déclare. « Ah ! s'écrie Madeleine, je crois en Dieu ! »

Montjoye, 1863 : conversion d'un coquin qui a dépouillé un honnête homme et qui restitue. Œuvre réaliste : Feuillet n'est jamais le Musset des familles, il n'est même pas toujours Musset.

La belle au bois dormant, 1865 : lutte entre le château et l'usine ; leur alliance par amour et mariage ; — Le cas de conscience, 1867 : sentiment, botanique et ornithologie ; — Julie, 1869, adultère à l'eau sucrée ; — Le Sphynx, 1874, drame d'amour adultère, terminé par un suicide.

Les portraits de la marquise, 1882, comédie-pastiche : une comtesse chez un châtelain solitaire. Elle s'en éprend en dépit de la fidélité que le vieux loup

Page 1