FÉVAL — FEYDEAU
avait jurée à feu la marquise dont les portraits décrochés tour à tour sont relégués au grenier du manoir.
Un roman parisien, 1882, romanesque, bizarre, médiocre ; — Chamillac, 1886 : fort inférieur.
Paul Féval (1817-1887), célèbre écrivain converti à la foi catholique en 1877. Il a donné au théâtre Le Bossu, 1862, drame en 5 actes et 8 tableaux, avec Anicet Bourgeois. Cette pièce, dont le scénario aurait été fourni par Sardou (longue polémique en 186G), est le type du drame de cape et d'épée et Tun des succès les plus durables du théâtre. En voici le suiet : Philippe de Gonzague a assassiné Philippe de Nevers pour épouser la veuve de sa victime et jouir de ses biens. Mais le chevalier Henri de Lagardère qui a juré de venger le mort, parvient après mille péripéties, à confondre le meurtrier qu'il tue de sa propre main, et à faire reconnaître la fille de la victime, Blanche de Nevers, dont il deviendra, en retour, l'heureux époux.
Les deux autres drames que Féval a tirés du Fils du Diable, 1847, et des Mystères de Londres, 1848, n'obtinrent pas la vogue du Bossu. Le Mousquetaire du roi, avec Bourgeois est encore représenté ; — ainsi que Le capitaine Fantôme, avec le même; — et Le Loup blanc, honnête.
Georges Feydeau, né en 1862, fils d'Ernest, le célèbre romancier dont les œuvres sont à YIndex. Ses vaudevilles à imbroglios sont parmi les plus désopilants que l'on puisse voir : ils ont fait la fortune et la gloire de l'auteur. Ils fourmillent d'inventions dramatiques, de quiproquos imprévus, de drôleries. Ils sont en un mot des oeuvres réussies : Georges Feydeau est un auteur d'une sûreté de main merveilleuse. Nous nous hâtons d'ajouter que les sujets traités roulent