GOZLAN
Les convictions de papa, 1877, un acte très intéressant ; — Le club, 1877, avec J. Cohen : description d'un milieu nouveau à cette époque, histoire de femmes ; — Jonathan, 1879, avec Oswald et Pierre Giffard : sujet scabreux et indécent ; — Les grands enfants, 1880, montre que dans Tétat actuel de nos mœurs, le divorce est difficilement loyal ; — Les braves gens, 1880, avec A. Wolff, œuvre ennuyeuse, remplie de coquins ; — Un voyage d'agrément, 1881 : adultère, scènes très lestes ; — Une soirée parisienne, 1881, mêmes notes ; — Tête de linotte, 1882, très léger et étourdissant de gaîté ; — Clara Soleil, 1885, id. ; — Le Parisien, 1886, mariage d'un vrai Parisien qui doit déménager à la campagne, avec sa protégée ; — Dégommé, 1887 : étranges excès où peut s'emporter un fonctionnaire qui a perdu sa place ; — etc., etc.
LÉON Gozian (1816-1866), ancien matelot, romancier et auteur dramatique, écrivain original, littéraire et avant tout fantaisiste. Sa fantaisie s'étale soit dans le drame, soit dans le proverbe.
Ses drames ou comédies sont très compliqués et pleins de péripéties invraisemblables. Ils poussent à outrance l'exagération des moyens scéniques : La main droite et la main gauche, 1842 ; — Eve, 1845 ; — Notre fille est princesse, 1847 ; — Le livret noir, 1848 ; — Pied de fer, 1850 ; — Les cinq minutes du commandeur, 1852 ; — Le gâteau des reines, 1855 ; — Il faut que jeunesse se paie, 1858 ; — La famille Lambert, 1859 ; — Notre-Dame des abimes, 1866 ; — La duchesse de Monte Mayor, 1866.
Dans les proverbes, Gozian brille de tout son éclat : par horreur du banal, il tombe parfois dans l'afféterie, et il pousse les couleurs, mais généralement il babille d'une manière exquise, il est pittoresque, charmant : c'est un esprit taillé à facettes, dit Th. Gautier.