‹ Les pièces de théâtreChapitre 95 sur 170 · HENNEQUIN · texte numérisé non relu

HENNEQUIN

L'assomption d'Hannele Mattern, 1894, unit la mystique aux phénomènes de ce monde : dans un asile communal, une jeune fiile qu'on vient de retirer de l'eau, meurt lentement. Le ciel s'abaisse sur cette agonie : on voit les anges, le Christ, etc.

La cloche engloutie, 1897, un drame légende, rempli de merveilleux, odorant du parfum de la montagne, traversé par les figures étranges des contes silésiens.

Le voiturier Heuschel, 1901 : il promet à sa femme mourante de ne pas épouser la servante. Il viole son serment... il est malheureux, il se tue. Moeurs des voituriers de la Forêt noire.

Pauvre fille, 1905, en allemand Rose Bern : une jeune paysanne deux fois séduite dans des conditions tragiques, se suicide

Griselda, 1908, drame à la fois réaliste et idéaliste. La Griselidis est une création du Moyen-Age qui a voyagé dans toutes les littératures : c'est le type de la femme patiente jusqu'à l'héroïsme et qui triomphe de tout par la patience même. Hauptmann a transformé complètement le fond de ce conte et l'a idéalisé.

Alfred Hennequin, né en 1842, à Liège, mort fou en 1887. Vint à Paris en 1871, pour diriger une compagnie de tramways, se lança dans le théâtre et y obtint d'énormes succès par ses inénarrables imbroglios qui lui méritèrent le surnom de Bouchardy de la farce.

Ces œuvres sont généralement faisandées, immorales ou au moins semées de gaillardises ; nous n'en connaissons pas une seule qui n'appelle de sérieuses réserves.

Les trois chapeaux, 1871, avec Delacour ; — Le procès Vauradieux, 1875, avec le même ; — Poste restante, 1877, id., brouhaha et tohu tohu étourdissant ; — Niniche, 1878, avec A. Milhaud ; — Les dominos roses, 1876 ; — Bébé, 1877, avec Najac ; — La poudre

Page 1