HENNEQUIN
d'escampette, 1877, avec H. Bocage ; — Le Phoque, 1877, avec Delacour ; — La femme à papa, 1879, avec A Milhaud ; — La corbeille de noces, 1880, avec Bocage ; — Lili, 1881, avec Milhaud : « C'est la profanation du plus divin sentiment de la vie, c'est le déshonneur de lamour... La pièce ne peut pas aller plua loin en indécence : On sort, comme Hamlet, de ce spectacle triste et cynique, se reprochant d'avoir été entraîné par ces farceurs irrésistibles, et avec le remords honteux d'avoir ri. Franchement, je ne crois pas que depuis le livre odieux de Candide, on soit allé plus loin dans la plaisanterie qui avilit et qui souille tout, avec des formes qu'on croit innocentes, parce qu'elles sont légères » (Barbey d'Aurevilly)
Ce jugement sévère s'applique dans une certaine mesure aux œuvres précédentes et à plusieurs de cellesci : Nounou, 1880 ; — La vente à Tata, 1881 ; — Le train de plaisir, 1884, étourdissant, moins avilissant ; — Cherchez la femme, 1885 ; — Trop de vertu, 1886, avec Maurice Hennequin ; — Le renard bleu, petite satif-e du monde galant.
Maurice Hennequin, né à Liège en 1863. Son théâtre évolue, comme d'autres, entre le plat adultère et la gaudriole grivoise. Il faut pourtant citer au moins les titres de ces œuvres malsaines : La femme du commissaire, 1892 ; — Les joies du foyer, 1894 ; — Son secrétaire, 1894, quelles mœurs ! ; — Le voyage autour du code, 1898, avec Georges Duval ; — Place aux femmes, 1898 ; — Le coup de fouet, 1901 ; — Heureuse,
1903, avec P. Bilhaud, très immoral ; — La famille Boléro, 1903, avec le même ; — La gueule du loup,
1904, avec le même ; — Floretie et Patapon, 1905, avec Pierre Véber, glorification de ladultère ; — Totote et Boby, 1906, mariage de chiens, ignoble ; — Vous n'avez rien à déclarer, 1906, avec P. Véber, « très gri-