HENNIQUE — HERMANT
vois et très scabreux » (Stoullig), ignoble ; — Patachon, 1907, avec Félix Duquesnel, vicieux ; — Vingt jours à Vombre, 1907, avec P. Véber, presque dénué de polissonneries ; — Une grosse affaire, 1909, avec Véber, grosse farce grivoise et risquée ; — Le gant, avec Bilhaud, très leste; — Un crime passionnel, rivalité d'amour, sentimental, très leste ; — Monsieur Irma, grivoiserie.
Le dragon, 1892 ; — Le réveil du calife, 1891 ; irréprochable ; — Le château de M. Toulardot, id. ; — Fatal zéro, id. ; — Une nuit orageuse, 1889 id. ; — Madame reçoit, comédie enfantine, id. ; — Pour un hanneton, comédie enfantine, id. ; — Le fluide de John, 1891 ; — Un mariage au téléphone, 1888 ; — Une nuit orageuse, 1889, sont plus acceptables, tout en valant les précédentes par les qualités d'invention, l'art de développer les situations, et le tour aisé du dialogue.
I<ÉON Hennique, né en 1852, romancier naturaliste, auteur de nombreuses vilenies et turpitudes. Il a fourni à la scène : La Mort du duc d'Enghien, 1888, drame piiissant, vivant, brutal et cru ; — L'amour, 1890, médiocre, obscur, scabreux ; — L'argent d'autrui, 1893, d'après L'argent, de Zola ; — Les deux patries, 1895, pièce historique et intéressante.
Abel Hermant, né en 1862. « Naturaliste, impressionniste, psychologue, dialoguiste mondain, conteur à la façon du dernier siècle, on l'a vu se souvenir de Zola, des Concourt, de Bourget, de Gyp, de Lavedan, de Laclos et même de olouvet. » (J. Lemaître).
Dans son théâtre comme dans ses romans, il semble avoir voulu « constituer une série complète de monographies des laideurs de la société, ou chercher avec persévérance le succès dans une suite de scandales... Il a fureté tous les milieux : l'Université, l'armée, la. diplomatie, l'aristocratie, les antichambres et les