HERMANT
alcôves. Il les a décrits avec précision et malveillance;
il y a placé des types essentiellement ignominieux... Cela est bas. Abel Hermant a dabord rapetissé tout ce qu'il touchait ; ensuite il Ta avili. Des milieux bas où il a fréquenté, il n'a retenu que la bassesse. Il l'exprime avec un art appliqué qui souligne mieux sa préméditation et son goût, n (Ernest Charles).
En résumé, les pièces d'Abel Hermant sont des peintures du vice, d'autant plus malsaines que l'auteur prête un charme aux pires canailleries et éclaire ses héros de lueurs sympathiques.
La Meute, 1896, comédie noire, compliquée et forte, établit, outre les inconvénients d'une grosse fortune, la déchéance irrémédiable de la noblesse de race. Le prince de Sagan se crut visé et envoya ses témoins à l'auteur.
La carrière, 1897, satire amère des diplomates, leurs mœurs dépravées, etc.
Les Transatlantiques, 1898, satire de la société américaine, scènes choquantes, série de mots étincelants.
Le faubourg, 1899, satire du faubourg Saint-Germain et du monde catholique ; rosseries.
Sylvie ou la curieuse d'amour, 1900, quatre actes très croustilleux et très grivois, rappelant Les Liaisons dangeureuses.
L'empreinte, 1900 : cette empreinte est celle que reçoit de son premier mari la femme divorcée et remariée. Thèse hardie, scènes choquantes.
L'archiduc Paul, 1%2, tableaux de mauvaises mœurs.
VEsbrouffe, 1904, portrait d'un journaliste homme d'affaires, voleur, tapeur, bluffeur, menteur, chanteur... vivant d'adultère et d'expédients cyniques.
La belle Madame Héber, 1905 : une femme qui se donne et se reprend par intérêt. Situations pénibles, désagréables et répugnantes.