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HERVIEU

Les Jacobines, 1907, : ces jacobines sont les femmes d'arrivistes qui composent la noblesse républicaine. Satire de leurs mœurs conjugales, scènes très osées.

Monsieur de Courpière, 1907, une de ces pièces où le seul intérêt consiste à constater l'infamie humaine» (E. Faguet): ce Courpière est un Don Juan-Alphonse pour qui la galanterie est une chasse qui doit rapporter.

Les trains de luxe, 1909, satire des grands, des américains, rastaquouères et élégantes cosmopolites qui peuplent les grands express ; farce scabreuse.

Paul Hervieu, né en 1857, romancier et auteur dramatique très côté.

On a fait remarquer que ses œuvres dramatiques ressemblent à des équations algébriques, tant elles sont sèches, raides et rogues... Cela importe assez peu. Voici qui est plus grave.

Ces tragédies — puisque tragédies il y a, d'après l'auteur, — sont presque toutes des manifestes de l'égoïsme individuel, contre la loi, les conventions et la société. Les héros ou héroïnes, charpentés de fer, ne s'arrêtent point à des tirades inutiles, ils vont droit au but et se dressent énergiquement contre la loi inflexible, d'où qu'elle vienne. Et quand ils se voient obligés de s'arrêter près du mur de la loi, placé devant leur moi, ils restent douloureusement immobiles, mais toujours révoltés, pleurant et furieux, comme des forçats.

(( C'est une révoltée, dit Sarcey à propos d'Irène dans Les Tenailles. Cette révoltée, je la connais bien. Elle nous a été apportée par Ibsen, qui l'avait prise aux romans de M"^ Sand. M"»» Sand, bien avant Ibsen et Paul Hervieu, avait revendiqué pour la créature humaine le droit d'aimer à sa guise, de mettre au-dessus des lois et des convenances les suggestions de son cœur ; elle avait, la première, magnifiquement

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