‹ Les pierres de ParisChapitre 38 sur 61 · BALZAC · texte numérisé non relu

BALZAC

Lith. de iullies.

étages franchis, il était encore nécessaire de donner à un cerbère de confiance « les meilleures nouvelles de la santé de Mme Bertrand », et l'on était — enfin — mis en présence de... Mme de Brignols, gouvernante du

maître, « une dame d'une quarantaine d'années, à la figure grasse, monacale, reposée; une sœur tourière... le dernier mot de l'énigme domiciliaire »... Mme de Brignols seule avait le droit d'ouvrir aux initiés le cabinet de M. de Balzac.

Respectueusement ému, nous entrons dans cette humble demeure dont le loyer annuel était de 600 francs, où pendant six années travailla jour et nuit l'admirable analyste du cœur humain. MM. de Royaumont et Léon Maillard, nous accueillant avec leur courtoisie et leur bonne grâce coutumières, nous font les honneurs de ce logis dont ils sont les pieux gardiens. Dans le salon que décore un beau buste de Balzac par Marquet de Vasselot, leurs soins dévoués ont rassemblé de trop rares souvenirs. Deux cadres renferment les portraits des héros delà Comédie humaine : le père Grandet, Bixiou, Camusot, Rastignac, Vautrin, le curé de Tours et le Médecin de campagne... Béatrix, Mme Marneffe, Honorine, Pierrette, Tullie, Esther Gobsek, Mme de Maufrigneuse et la maman Vauquer... Voici maintenant les photographies de plusieurs logis de Balzac, l'hôtel de la rue Fortunée (aujourd'hui rue Balzac), où il mourut; une police d'assurance signée de son nom glorieux, quelques caricatures, un croquis de David d'Angers -^un fragment de marbre (don de M. Paul Bourget), un affreux encrier affectant la forme d'un cadenas... et c'est tout! Insuffisante collection que les balzaciens auront certainement à cœur d'enrichir. Nous visitons les quatre petites

pièces au plafond bas où vécut et travailla le génial metteur en scène de la « Comédie humaine »...

C'est de ce cabinet d'angle, étroit, incommode, aux

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