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LE SACRIFICE DU CHEVREAU

en soit, il nous est déjà permis de ne pas le confondre avec on autre type du sacrificateur que nous allons bientôt observer.

L'Offrant, celui qui porte dans ses bras la victime, se rapproche souvent du personnage que nous avons vu dans la cérémonie de la présentation . Quant au dernier, c'est le Pontife ou le Cohen, le ministre du culte qui clôt les scènes précédentes dans la pose de l'adoration, les deitcB mains élevées; on ne doit pas le confondre avec celui qui fait l'acte d'adoration, la main droite seule élevée et l'autre ramenée sur la poitrine suivant les prescriptions des textes lithurgiques ^

Ces sujets sont très nombreux ; on y remarque l'emploi pour ainsi dire constant des trois lignes d'écriture qui renferment le nom du possesseur du cachet, sa filiation et un acte d'adoration (fig. 88).

Fig. 90.

Quelquefois au lieu du Pontife, on voit, par exemple, sur un cylindre de la collection du duc de Lnynes, un personnage subalterne tel que nous l'avons déjà indiqué (fig. 85, supra^fiX qui porte à la main un jpanier ou une corbeille pour renfermer sans doute les objets utiles à la cérémonie (fig. 89) ; nous le trouvons également sur un cylindre du Musée Britannique reproduit dans nos planches héUographiques (pi. IV, fig. 3).

i W.^./, lV,pl.32,Oby. col.l.

148 LES PIERRES QRAT^.

La flcène 86 complète souvent par l'adjonction d'un ou de plusieurs personnages, tel que nous le voyons sur un cylindre de la même Collection (fig. 90); enfin elle se distingue surtout par les symboles qui oment le champ du cylindre et qui servent à préciser la Divinité qu'on veut adorer.

Tous ces personnages ne se présentent pas dans un ordre rigoureusement établi, et Taspect de la scène peut vîirler suivant tes différentes combinaisons qui sont formées avec les uns ou les autres sans que nous puissions en comprendre le motif; chacun dVuz semble, du reste, calqué sur un type qui ne varie pas. Il y a toutefois dans la pose du Sacrificateur un détail qui mérite d'être relevé ; il a généralement le pied droit appuyé sur un Scabellum, mais quelquefois aussi sur un petit animal, lion, chèvre, grenouille, sauterelle, chimère ou toQt autre objet plus ou moins facile à déterminer.

lie type du personnage qui porte la victime n'est pas toujours le même ; il varie nécessairement suivant la condition de celui qui fait l'offrande, prince ou simple particulier, et on le distingue d'après le costume ; sur un cylindre du Musée du Louvre, nous pouvons reconnaître Héa-bani lui-même portant le chevreau dans ses bras.

Nous rattachons tous ces cylindres aux types que les artistes de Ur nous ont fait connaître, mais il est clair que ces types, déjà arrêtés au moment où nous en constatons la présence sur le cylindre d'Urkham, avaient été traités antérieurement et dans d'autres localités; aussi, malgré cette fixité apparente, il en est résulté des variantes dans la disposition des personnages et dans la manière de les rendre.

Quelques cylindres paraissent même remonter jusqu'à la période archù'que, ainsi qu'on peut s'en convaincre par les accessoires qui figurent sur un cylindre en marbre du Musée du Louvre que noua

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