‹ Les pierres gravées de la Haute-AsieChapitre 19 sur 31 · LE SACRIFICE DU CHBVREAU · texte numérisé non relu

LE SACRIFICE DU CHBVREAU

reproduisûûs (£g. 91) ; à côté des acteurs ordinaires de la cérémoDie, nous trouvons ud animal fantastique qui va dévorer un personnage fléchissant devant lui.

Nous devons passer nécessairement sous silence un grand nombre d'autres cylindres appartenant à des époques postérieures, sans qu'il nous soit possible de préciser le moment où ces types ont été abandonnés. Les artistes ont employé toutes les matières alors en usage, mais particulièrement l'hématite; ils ont fait preuve dans leur travail de plus ou moins de talent et c'est la seule nuance que nous pouvons saisir. Certains cylindres sont traités d'une manière très sommaire; d'autres n'offrent qu'une grossière ébauche ; enfin ua grand nombre, au contraire, annobce un travail très soigné. Il est donc évident pour nous que tous ces sujets ont été exécutés en vue de répondre à un rite dont la formule était arrêtée, et dès lors ces cylindres devaient nécessairement tomber dans le domaine des objets de commerce dont les artistes les plus secondaires faisaient un pieux trafic. Ces types se sont reproduits peut-être sans changement appréciable et sans altération pendant toute la durée de l'Empire de Chaldée. Tandis qu'à Sippar. les artistes se livrent encore aux caprices de leur imagination pour faire vivre les légendes dont ils représentent la tradition à leur manière , l'art semble mort dans le sud de la Chaldée. On ne traite plus la gravure sur pierre comme un travail sérieux, mais comme un métier; on multipliera les types consacrés suivant les besoins de l'industrie, et le Chaldéen superstitieux trouvera ainsi toat préparé dans l'atelier du fabricant, l'amulette, l'ornement et le cachet sur lequel il n'aura plus qu'à faire graver son nom.

ISO LB8 PIERRES QRAT^ES.

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