P L. XIII
't ' Coluniba Leucocephala. Lath. Ind. orn. v. 2 , p. 5 t) 4 .
— Gmel. Sjst. 1 , p. 772.
Le Pigeon de roche de la Jamaïque. Briss, orn. v. 1 ,p. i 3 y. — Bujfon, v. 2, p. 5 aij.
— Sonnini , édit, de Bitjf. v. 7 , p. 216.
Pigeon à la couronne Blanche. Seligm. samm. selt. Vogel , v. 1 , t. 5 o.
Bald-pated Pigeon. Sloane Jam. p. 3 o 3 , 261 , t. 2.
— Browne Jam. p. 468 .
White-crowned Pigeon. Cat. Car. v. 1, t. 65 . — Lath. Sj n. v. 4 . p. 616 , sp. 5 .
Buffon considère encore la Colombe de cet article comme ne faisant avec le Biset sauvage qu’une même espèce; les formes générales et les couleurs principales de ces deux Colombes sont effectivement, à peu de chose près, semblables; l'habitude qu'elles ont en commun de choisir les crevasses et les trous des rochers pour y nicher paroit légitimer cette supposition de Buffon, sur-tout quand on considère que cet auteur n’établissoit des rapprochements que sur les descriptions des divers naturalistes et sur les observations de quelques voyageurs.
Il en eût été bien différemment , si le célèbre naturaliste cité eût vécu de nos jours, dans ces temps où les découvertes nouvelles fournissent à l’étude de la nature des renseignements plus exacts sur les diverses espèces déjà décrites, et placent sous les yeux de l'observateur les individus qu’on ne connoissoit du temps de Buffon que par les descriptions imparfaites des voyageurs, souvent peu versés dans l’étude de la nature: en réfutant donc les idées de ce grand génie, on doit toujours considérer qu’à l’époque où il débrouilloit le cahos répandu sur l'histoire naturelle cette science ne se trouvoit encore qu’à son berceau.
Nous avons vu que l’espèce de Pigeon à laquelle nous donnons le nom de Colombe à calotte blanche habite et niche dans les trous des rochers. Sa nourriture principale sont les baies du bois doux. Ces oiseaux sont, à certains temps de l’année, un gibier très recherché et de bon goût, principalement quand ils se nourrissent en abondance de ces baies douces. Il y a
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cependant des époques où la saveur de leur chair est amère: probablement se nourrissent-ils alors d’un autre fruit qui contribue à leur donner ce goût.
Les Colombes à calotte blanche se trouvent à la Jamaïque, à Saint- Domingue, aux îles de Bahama et à celle de Porto-Rico. Maugé a rapporté plusieurs individus de l’espèce tués et préparés par lui dans cette dernière île, où ils sont répandus en grande abondance.
La longueur de cet oiseau, depuis le bout du bec à l'extrémité de la queue, est de treize pouces 5 le bec a un pouce; les ailes, lorsqu'elles sont pliées, s’étendent jusqu’aux deux tiers de la longueur de la queue.
Dans les individus adultes , toute la partie supérieure de la tête est couverte de belles plumes blanches, qui forment une espèce de calotte; l’occiput est ceint d’une couleur pourprée changeant en violet; la partie postérieure du cou est revêtue de plumes couchées de manière à imiter des écailles; elles sont toutes d'un beau vert à reflets métalliques, et leur bord extérieur est terminé de noir : par leurs formes, ces plumes ressemblent à celles qui décorent le dos du Paon. Tout le reste du corps est d’un bleu de quelques teintes plus claires que la couleur d’ardoise; les grandes et les moyennes pennes des ailes, ainsi que celles de la queue, ont une teinte plus rembrunie. Les yeux sont entourés d'une peau blanchâtre, et leur iris est jaune, le bec rouge à sa base, et blanc vers le bout. Les pieds sont rouges et les ongles gris.
Des individus de cette espèce sont dans mon cabinet, dans celui de M. Raye de Breukelerwaert, à Amsterdam, au Muséum de Paris. Nous en avons vu encore dans plusieurs autres cabinets. Celui de M. Dufresne a servi de modèle.
DES COLOMBES
COLOMBE RAMIRET, Màie.
Pl. XIF.
J Columba speciosa. Lath. Jnd. orn. v. i , p. Go5 , sp. 45.
— Gmel. Syst. i , p. 783.
Le Ramiret , ou Pigeon Ramirct rie Cayenne. Buff. v. 2 , p. 54 1. pl. enï. 2l3. Scallop-Nccked Pigeon. Lath. Syn. v. \ , p. 643 , sp. 39.
A l'article cle la Colombe Colombin, nous avons dit que le nom de Ramiret (petit Ramier) auroit été une dénomination plus convenable et plus analogue à cette espèce, propre à nos climats j mais nous avons fait observer en même temps que ce nom de Ramiret ayant déjà été donné par BufFon au Pigeon figuré dans notre planche XIV , il s'opposoit des difficultés pour transférer cette dénomination à l’espèce du Colombin. La crainte qu’un pareil changement ne puisse donner occasion à quelque erreur nous a déterminés à suivre, pour la synonymie, les auteurs qui nous ont précédés.
Buffon et Latham sont les seuls auteurs qui désignent cette espèce, encore la décrivent-ils très succinctement. Le premier de ces naturalistes en a donné une figure passablement exacte dans les planches enluminées.
Le Ramiret mâle mesure en totalité treize pouces deux lignes , la femelle n’en a que douze et demi ; les ailes dépassent de très peu l’origine de la queue 5 celle-ci est courte, presque carrée, et composée de douze pennes.
Une espèce de capuchon, d’un brun violacé, engage toute la tête jusque derrière les orifices des oreilles} le cou et la poitrine sont couverts de plumes qui, par leur distribution, font ressembler ces parties à un tissu maillé ; toutes ces plumes ont, vers leur centre, des espèces de croissants plus ou moins blancs. Cette couleur est entourée d'un large bord, brillant, sur les plumes des parties supérieures, d’un beau pourpre changeant en violet, coloré, sur celles des parties inférieures , de vert foncé à reflets violacés. Le manteau, le dos et les petites couvertures des ailes sont revêtus de plumes d’un beau roux pourpré} les grandes pennes des ailes, ainsi que les pennes secondaires sont d’un cendré brun. La queue est d’un noir brunissant. Le ventre, l’abdomen et les couvertures inférieures de la queue sont blanchâtres, mais les
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flancs ont des teintes violacées 5 toutes les plumes de ces dernières parties sont frangées de violet. Les pieds sont rouges, les ongles bruns, et le bec, rougeâtre à sa base, prend une teinte de jaune blanchâtre vers le bout des deux mandibules.
La femelle, dont les couleurs sont en général plus ternes, n’a pas le dos et les ailes d'un brun violacé comme chez le mâle; ces parties sont d'un gris terreux; les pennes alaires et caudales sont d’un noir brun grisonnant; les plumes du cou et de la poitrine ne brillent pas de ces reflets éclatants qui sont les apanages du mâle. Toutes les parties inférieures de la femelle sont d’un blanc sale, nuancé d’une légère teinte violacée.
Les Ramirets habitent à la Guiane française ; on les a rapportés de Cayenne, où l’espèce paroît abondante. Nous ignorons absolument la manièrede vivre et le genre de nourriture du Pvamiret.
Le mâle et la femelle sont dans ma collection. Le Ramiret qui a servi de modèle appartient à M. Dufresne , du jardin des Plantes.
DES COLOMBES