COLOMBE DES LAURIERS
Pi. XL III.
Columba laurivora. — Bcrthelot.
Columba Trocaz. — Heinehti.
A o ici encore une femelle de Colombe. Indépendamment de motifs analogues à ceux qui nous ont engagés à donner la femelle de la Colombe superbe, nous avons eu de plus, pour figurer celle de la Colombe des lauriers, celui de son extrême nouveauté, et le désir de profiter sans retard de l’obligeance de M. Berthelol, à qui la découverte en est due, et qui a bien voulu nous la communiquer.
C’est avec le Pigeon ramier d’Europe que nous pouvons comparer la Colombe des lauriers; elle est de la même grosseur, a les mêmes proportions et les mêmes dispositions de couleurs, particulièrement le mâle, que nous nous proposons de donner dans une de nos prochaines livraisons. La femelle, que nous publions aujourd’hui , en diffère beaucoup. Sa tête est d’un cendré vineux. La gorge, le cou et la poitrine sont d’un vert brillant à reflets pourprés. Son dos et ses ailes sont d’un brun obscur. Le ventre est d’un brun rougeâtre. La queue, d’abord d’un brun clair, est terminée par une large bande d’un blanc légèrement cendré.
Voici la description du jeune donnée par M. Berthelot. La tête et le cou sont d’un brun cendré, sans reflets métalliques chatoyants. Le haut du dos parait cendré bleuâtre foncé; la poitrine est d’un brun ro-ussâtre fuligineux; le ventre gris cendré, la queue plus foncée : elle offre en dessous une bande peu apparente grisâtre, laquelle n’arrive pas jusqu’à l’extrémité; celle-ci est bordée de brun noirâtre.
La Colombe des lauriers habite les forêts des îles du groupe occidental de Madère, où abonde le laurier ( Laums mdica ) dont les baies sont sa nourriture habituelle.
HISTOIRE