CHAPITRE
Historique
La pigmentation cutanée survenant au cours de la maladie de Basedow a été signalée depuis longtemps. La première observation que l’on retrouve à ce sujet, dans la littérature médicale, est due à Begbie ; elle a été publiée en 1862. Depuis cette époque, un grand nombre de cliniciens ont noté son existence dans leurs observations.
Les premiers observateurs qui rencontrèrent ces troubles pigmentaires, les considéraient comme une chose curieuse, digne d’être mentionnée. Les uns voyaient là une simple coïncidence ; d’autres y voyaient le résultat de la maladie elle-même. Mais si l’on retrouve une grande quantité d'observations, on ne rencontre nulle part une étude complète de la pigmentation.
Drummond, en 1887, fit une leçon sur les symptômes encore peu connus de la maladie de Graves :
de ses malades présentant les symptômes typiques. fe
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il y : parle de étnednie sddisonnienne de don de rencontre comme d'un symptôme important.
Dans le traité de Brouardel et Gilbert, Sainton s Jr sa présence fréquente, et cite les auteurs qui Va
l'ont rencontrée. : és Mœbius, dans son traité « fe Rad be krané- ÉD Vhèje » en donne une description clinique rapide ER ie Nous allons passer successivement et. chronologi- ea quement en revue les différentes observations He | bliées sur la question. D à — WABURTON BEGBIE (1862), a publié le cas d' un
du goître exophtalmique et en même temps une co. loration bronzée de tout le tégument. AIT EL FrinrBion (x867), vit dans un cas de maladie de Basedow une coloration bronzée de la peau. qui. AE sembla analogue à celle de la maladie d’ Addison.
, Elle était principalement forte au visage, et a
rut presque complètement à à la suite de la guérison |
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du goître exophtalmique ; la malade survécut en- get
core un temps assez long. C’est la première observation d’un cas semblable qui fut DRE en LMOMIRS FETE
one.
TROUSSEAU (1868), | dans Ja description. qu'il fait d'un de ses malades, note que sa peau, jusqu’ ici; blanche, devenait brune, roussâtre et rude au toucher sans qu’elle aït été exposée à l'action ds rayons solaires. :
Cavosrecr (1880), publie une observation analogue. Il s'agissait d’une femme de 306 ans dont la Le
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peau présentait une coloration jaune-brun diffuse,
mais plus forte en certains points. Sur la joue et la
partie externe de l'orbite gauche elle avait une plaque extraordinairement sombre, et plusieurs petites. diffuses, spécialement sur la peau de la lèvre inférieure et le côté gauche de la poitrine. Les aissel-
les et les mamelons étaient également très colorés
en brun. — Huit ans plus tard, Chvosteck cite un cas analogue, où la maladie de Basedow et pigmentation anormale avaient disparu ensemble.
Guengau DE Mussy, en 1881, rapporta à la Société
de thérapeutique l'histoire détaillée de quatre mala- ; des de Basedow. L'un de ceux-là avait présenté une ; pigmentation sombre et généralisée de la peau. En
terminant, il émettait l'hypothèse que ce symptôme pourrait provenir d'un fonctionnement défectueux des surrénales.
CARRINGTON (1886), cite Fébasryan d'une malade dont la coloration brune était extrêmement intense. Elle existait sur les lieux de prédilection (v1sage, mamelons, plis articulaires) mais aussi sur la partie inférieure du thorax et sur les fesses ; en outre, de nombreuses petites taches brunes étaient dispersées un peu partout. Il mentionnait que dans la famille de cette jeune fille, personne n'avait de la tendance à la pigmentation.
Drummonn (1887), publia six son e de maladie de Basedow coexistant avec une coloration bronzée de la peau ; sur ces six cas, un présentait
du vitiligo et aucun n’avait de pigmentation des mu-
au ee
queuses. La coloration siégeait aux paupières, au visage, aux aisselles et au pourtour du mamelon ; quatre malades présentaient, des taches brunes sur la face antérieure des cuisses. Chez un homme de 36 ans, elle était nettement circonscrite aux joues et au cou et la couleur était « acajou » ; dans le dos et au poignet, quelques taches de vitiligo. — Chez une femme de 28 ans, la partie inférieure de l'abdomen était pigmentée. Dans trois cas, cette coloration bronzée de la peau avait été remarquée parmi les premiers symptômes de la maladie, et, dans-un cas, chez une femme de 36 ans, avait été le premier et le seul pendant quelque temps, ensuite étaient survenues les palpitations et les autres troubles nerveux en même temps que la pigmentation s’éterdait. Trois des cas de Drummond. FRET par la mort. x
BurrTon (1887), cite le cas d’une femme de 46 ans où la coloration brune débuta au début de la maladie. Elle était plus intense au visage, au cou, au dos, surtout aux lombes et aux aisselles, autour d’un anneau et des jarretières et enfin aux paupières.
OPPENHEIM (1887), publia un cas de pigmentation grise diffuse du visage, du tronc et surtout des parties génitales ; en même temps les muqueuses de la bouche et des joues présentaient des taches ardoisées. IL porta le diagnostic de coexistence de maladie de Basedow et de maladie d’Addison, et le publia : dans un article ultérieur il revint sur ce diagnostic et vit
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CL Basedow pique. Elle pré
Le £ survenues rapide- j té rougeâtres ; ; ce qui quable, av re localisation. u,
à la Société de he La
ne malade air de la FA ta PNR CS eau et des n muqueuses ; 2 nous MT lun E observa- ; LT ue ce travail. CU. | ae
tu No. Es au Misage, aux ARRET » à 7 laires et aux mar relons. 2 | Fr. MULLER (1893) cite deux observations “ie
k pigmentation. Chez une femme de 48 ans on ren-
-contrait une coloration foncée des paupières et du | + Fe ‘visage et des taches brunes sur la muqueuse du pa- |
Jais. Chez une jrs fille de 25 ans, la pigmenta-
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lion débuta au voisinage de la ligne blanche, sur”.
“4e mains et de là s’étendit au reste du COTPS ; ;la mu
queuse bucale était pigmentée par endroits.
:ForRsTER (1894), ‘observe une coloration d'un gris foncé de la peau, au visage, aux mains et aux pieds ; mais il se demande si l'origine pie pas arseni=. cale. LU AE Rte DAY JEANSELME Ha a Er ee une rie Aa
58 ans, une pigmentation de la face dorsale den
mains, du haut du tronc. et du bas-ventre co- existant avec de la sclérodermie. FS Mac HLRSCHLAFF (1898), cite le cas d'une jeune fille de 21 ans, Chez qui débuta une coloration brune du Vi. sage et de tout le corps, comme premier indice ‘de. la maladie. La couleur était analogue à celle des. mulâtres aux plis articulaires et aux creux axillaires. À la poitrine et à la nuque on rencontrait des places de vitiligo de la dimension d’une pointe d'aiguille et d’une lentille. La face d'extension était
moins pigmentée que celle de flexion. La coloration
avait date avec un état meilleur de la santé, mais à l’autopsie elle existait encore. ; Bts BREUER (1900), a rencontré chez un homme de 9 ans une pigmentation très intense du visage, des mains et de la partie supérieure dufcorps.
Morris MANGER (1901), a signalé un cas où Co- Fes
existait un Basedow léger, un diabète erave et une pigmentation tachetée de la peau RP aa
Mürray (1902), cite un cas de pigmentation gé- : nérale et diffuse du visage, du cou, des avant-bras,
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des mains ; et à la partie postérieure des avant-bras , se montraient des ÈS Sos à des taches de rousseur.
4 a Hs (1902), publia 8 cas de pigmentation gé- | 4 néralisée, chez quelques-uns les muqueuses étaient «| ;: touchées. ScurôTrER (1903), publia l'observation ‘ De - d’une jeune fille de 27 ans, atteinte de maladie de .
F4 Basedow. La coloration commença au visage et s’é- 5 Br tendit jusqu'aux cheveux ; elle consistait tantôt en Q EE taches brunes plus ou moins irrégulières, soit bien É É limitées, soit diffuses, mais presque symétriques. Au À “4 dos toute la région fut colorée, en laissant au milieu | ge. quelques pointes de vitiligo. Le côté dorsal des 4 4 membres était très brun, et aucune région n'était
» : - complétement exempte de pigmentation. en
Bus
ex Mourarn-MaRTIN et MALLOIZEL (1903), rappor-
1 : tent le cas d’une femme de 26 ans dont la maladie ù f 3 débuta par la mélanodermie et un léger goître. La D pigmentation rappelait tout à fait celle de la mala-
KL. die d’Addison, avec les mêmes localisations. Gette
5; observation se trouve citée au cours de ce travail.
1 Hirsou, (1904), présente un homme de 36 ans,
dont la maladie avait débuté par des sueurs, tremblements, diarrhée et amaiïigrissement considéra-
4 ble ; puis étaient apparus les symptômes caractéris- D. tiques de la maladie de Basedow ainsi qu’ une colo- ration bronzée, très étendue, qui s’effaça en mème temps que les autres symptômes s’amendaient. Une
femme de 36 ans, également présentée par lui, était pigmentée par des taches d’une couleur brun clair,
dues aux taches de rousseur, qui étaient confluentes en certains points. La taille était colorée d'un brun sombre sur une largeur de 3 centimè-
tres ; 5 les mamelons étaient bruns foncés.
Dan Ces (1904), a mentionné ‘dans sa thèse, l'observation d’une femme de 35 ans présentant | les
signes typiques de goître exophtalmique et un avait
une teinte bronzée généralisée. | Boxer (1904), cite l'observation d'un homme de 42 ans, atteint de maladie de Basedow grave, qui
présentait une teinte terreuse de la peau et des pla-
ques noirâtres sur la muqueuse buccale. À l’autopsie on trouva une capsule surrénale scléreuse.
LAUDSTRÔN (1907), a observé deux cas de pigmen-
tation. L’un concernait une jeune fille de 19 ans dont la plus grande partie du corps avait une colo
ration jaunâtre, sauf sur les membres inférieurs. L'autre était celle d’un homme de 59 ans, dont tout le corps, sauf les bras, était pigmenté.
SAINTON (1909), publia cinq observations de ma-
lades, chez qui le signe de Jellimeck était positif.
Chez l’une d'elles, on rencontrait en plus, des plaques pigmentaires étendues aux creux de l’aisselle, du coude, au creux inguinal et au pli du jarret.
ÊTIENNE (1910), observa un malade de 35 ans, qui
présentait une pigmentation excessivement intense. Il présentait d’autres signes d'Addisonnisme, mais n'avait aucune tache sur les muqueuses.
MurRr (1911), rapporta un cas d'association de
maladie de Basedow et d'Addison avec pigmentation généralisée.
SIREDEY (1912), rapporte le cas d’une femme de 65 ans, qui présentait une pigmentation généralisée, intéressant surtout le tronc, constituée par dè petits points plus pigmentés sur un fond noir. (Observation XV).
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