‹ Les Pigmentations De La Muqueuse Buccale Dans Leurs Rapports Avec La SyphilisChapitre 20 sur 27 · AGE · texte numérisé non relu

AGE

Sur la colonne vertébrale, une large bande est

5 dépourvue de coloration. RE A : Présente une pigmentation buccale : sur les lèvres, quelques lignes noirâtres, et de légères traînées LA brunâtres sur la muqueuse buccale.

F “hr Mort de sa maladie de/cœur.:”. Fe AT autopsie, capsules surrénales saines. . Diagnos- 1e : : Mélanodermie phtiriasique.

CASE LNATION XXIIE

| (résumée)

Besnier. — Réunion clinique de Saint, Lo 1888-

in.

Homme de 62 ans, originaire du Loiret.

Bubon suppuré à 30 ans, ou syphilis?

Rétraction de l’aponévrose palmaire.

Sur la muqueuse buccale : toute la partie molle du voile semble tatouée, ressemblant à une peau infiltrée de grains d'acier.

Lésions des ongles : hyperplasie accentuée et généralisée de l’ongle. Epaississement en moelle de jonc du lit de l'ongle. Les striations normales présentent une pigmentalion linéaire des plus accentuées au pouce, à l’index, à l’annulaire, moins prononcée aux autres doigts. su Diagnostic : phtiriase.

“ne so 7 .

| A 50 ans. ; | Antécédents : Rhumatisme aniculaire aigu, Re

Le à la face interne de ha joue oil ou an

ment disséminées, Surtout à D ee La se ne de no

; -Sur les commissures, eucokératose.

: Pigmentations du gland. de NET D nt

- Malade présenté comme atteint de mélanodérmie

3 — phüriasique. RS CO A à rt A Fe ; : : de DS CLS Re ET La D ere Ke it OBSERNATION -XXV Me dr." (réumiée) pe Vas PIN. — Thèse de Paris ARENA , femme de + ans" tion are Mélnodernmie phtiriasique.

Deux enfants morts de méningite.

Diminution-des réflexes patellaires.

… Plaques dépigmentées analogues au viliigo.

A Pigmentation buccale.

© bruû pâle de deux à quatre millimètres, irrégulière .

| OBSERVATION XXVL

er et Lévy (R. Dem. Strasbourg, 19 juillet 1925). == Maladie des vagabonds et mélanodermie géné-

ralisée.

D. G..., 46 ans. À Etat de misère physiologique accentuée. — Pé-

diculose. Pigmentation diffuse de la peau qui. est épaisse, portant d'innombrables cicatrices achromiques — vestiges des lésions de grattage. Sur la muqueuse buccale et particulièrement la muqueuse linguale gauche — plusieurs taches pigmentaires arrondies, du nets de deux-trois millimètres, de couleur jaune, lisses et non infiltrées.

Pas d’ origine ethnique.

Antécédents : 0. Ethylique.

6 BW :0.

Système nerveüx : R. patellaires et. ions abolis à droite, diminués à à gauche.

Romberg.

Analgésie de la région antéro- externe des cuisses

Fo .-et face externe des jambes.

- Epreuves oculo-cardiaque — adrénaline — atro-

pine montrent que le malade est sympathicotonique. Cœur=o

TAS=09/0, 5 Examen histologique : surcharge de mélanine

dans l’assise basilaire.

Infiltration Iymphoconjonctive discrète autour.

A 1 ‘ us \ É We à de à An re

Pr eurit. et ‘cicatrices. ‘achromiques

grillage. Re se DR MAS ee AA A Mur w Peau très souse en n général, ‘sclérodermie de IE Mn

mbe gauche. D PE ARE à NS

Ps

« Sur la muqueuse buccale, réparties irréguliè- je

seen surtout sur Ja muqueuse jugale gauche et les

. | muqueuses Jabiales, on constate la présence de nom- | . breuses taches. pigmentaires. Celles-ci, de diamètre

variant: de celui d’ une tête d’ éping ele blanche à celui

“4 “a d'un petit pois vert, sont tantôt nettement orbicu-

Jaires, tantôt. à contour TERROIR Leur coloration

est l brune, € café au lait.

A ue

‘ at Ÿ 60 —

Poumons : respiration un peu rude, légèrement sifflante au sommet droit. 1 - Cœur : normal. F. + 98/55 RR.

Système nerveux : rien . particulierement anor-

mal.

Bordet-Wassermann : fortement positif dans le sang +++). ; a Examen du liquide céphalo-rachidien.

Leucocvytes, 3 par cellule de Nagotie.

Globuline, négatif.

Albumine, 0,23. . fs BW, négatif.

Examen histologique: présence de nombreux mélanoblastes ramifiés dans l’asise basilaire. Chromatophores nombreux dans le derme, où la Dopa est négalive. Pigment coloré en noir par l'argentation.

(L'auteur signale la présence de mélanine à l'origine de la pigmentation phtiriasique, souligne l’insuffisance surrénale chez son malade et rappelle Fhypothèse de Bruno Bloch. Il ne pense pas à l’étiologie spécifique à cause du caractère de diffusion de la mélanodermie).

Parmi les observations que noùs avons repro-:

duites de pigmentation syphilitique se trouvaient celles de malades atteints de phlriase. On doit se

demander s'il y a simple coïncidence ou bien, au

contraire, si l’on doit discriminer un facteur étiolo-

gique prédominant. Autrement dit} quelle est la part de la phtiriase? Quelle est la part de la syphilis? En faveur de cette dernière, il y a d’abord un argument

de fréquence. Sur 1/4 observations, l concernent des

syphilitiques. Et plus. récemment, soit que l’on recherche le trépomène avec plus d' exigence, soit que . lon dispose pour aider à cette recherche de moyens. plus parfaits, sa présence est de plus en plus fréquente. Depuis la guerre, les cas publiés concernent

des malades atteints de Donne dans presque tous les cas.

Un autre cu nous ést our par la fragilité des théories tendant à expliquer la formation de Ja pigmentation et'an premier chef de la-pigmentation buccale dans la maladie des ni:

Quelles sont ces théories D

1° Pigmentation par action toxique | Apr ès les expériences démonsiralives de Duguet, on savait de le phtirius inguinalis provoquait par sa

morsure et l'action toxique d’un venin, une piamen-

lation us sous forme de taches bleues,

Par analogie, on a pensé que le pédiculus corporis pouvait avoir une action analogue. Boudon (Th. Bordeaux, 1893) a repris les expériences de Duguet et montré qu'il n’en était rien.

° Pigmentation par action mécanique

La dyschromie, a-t-on dit également, résulterait de cicatrices pigmentaires au niveau de lésions de

grattage. On va ‘répondu que les autres dermatoses

prurigineuses n ‘étaient pas ‘obligatoirement pigmenaires et) que certains Rhiinissiques ne se © grattaient +

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