‹ Les pionniers français dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 102 sur 117 · C7 70R YA · texte numérisé non relu

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chant de guerre des Iroquois, se précipitèrent en masse à l’eau, nageant, se débattant et saisis d’une terreur aveugle. Champlain et les Français, réveillés par ce tumulte, saisirent leurs armes, mais cherchèrent en vain l'ennemi; les Indiens, rassurés à la longue, regagnèrent la rive, l'oreille basse, et le tout finit par des rires à leurs dépens.

Le 17 juin, ils atteignaient Montréal où les trafiquants réunis saluèrent leur retour d’une décharge d'armes à feu. Là, se trouvait parmi ceux Du Pare, le licutenant de Champlain; il avait, ainsi que ses hommes, charmé ses loisirs en chassant et vivait dans l'abondance due à ce passe-temps, pendant que son chef revenait fatigué et maigri à la suite de bien des désappointements et de la maigre chère que constituait le poisson à demi cru. Il tint parole au misérable Vignan, car il ne le fit pas punir, dit adieu aux Indiens et, leur promettant un prompt retour, il s’embarqua pour la France.

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