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INTRODUCTION
XLIIT
avaient leurs réunions ou conseils, et exerçaient une influence proportionnelle à leur mérite.
Le jésuite Lafitau parle encore d’un autre conseil en quelque sorte intermédiaire, qu’il appelle le sénat et dont les attributions ne nous ont pas paru bien définies ; connaissant intimement le mécanisme de la vie politique des lroquois, il présente pourtant cette institution com ne un pouvoir central de contrôle, de pondération, et dont le caractère était essentiellement populaire dans la bonne acception du mot, mais qui ne saurait avoir son application que dans un État peu nombreux, tel que la Suisse. Tout homme que son âge et son expérience y rendaient propre pouvait faire partie de ce conseil, qui semble avoir été la quintessence de la sagesse des nations; Lafitau le compare au sénat romain, dans les premiers âges de la république, et il affirme que le sénat iroquois ne perdraitrien à la comparaison; néanmoins, la description suivante qu’il nous en a laissée paraît assez grotesque : « C’est une réunion d'Indiens
. ruisselants de graisse, assis sur leur derrière, ramassés comme des singes, leurs genoux montant aux