‹ Les pionniers français dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 35 sur 117 · De était un d français e · texte numérisé non relu

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à VILLEGAGNON. 15 fut 1 jeunes femmes, conduites par une matrone, s’emfort É barquèrent également, et 290 personnes quittèrent

D Je port d'Honfleur sur trois vaisseaux (1556). iche Bn Ils débarquèrent quatre mois après à Ganabara. , du È Villegagnon vint saluer les ministres de Calvin, et bout D jes édifia par une barangue pleine d’onction. Son L pé- F discours terminé, il les conduisit vers la salle à manpar D ger; si l’abondance de l'accueil spirituel avait dé-

Ë passé leur attente, les pauvres ministres étaient mal éleva D préparés, après les souffrances d’une longue travercul- . sée, à la maigre chère qui les attendait ; l’un d'eux ribus | relate que l'aliment le plus délicat qu’ils trouvèrent , qui D était du poisson sec, et leur seul breuvage de l’eau de ation | pluie; il ajoute que leur consolation fut dans la grâce

D intérieuredu commandant, qu'ils comparent à l’apô- 6 par tre saint Paul!, pour D Pendant un certain temps, tout fut zèle et espoir ;

atho- aux travaux manuels, partagés par tous, sans distinction de rang, succédaient des sermons, des prières ; mais bientôt Villegagnon commença à controverser avec les ministres. Parmi les émigrants se

trouvait un étudiant de la Sorbonne, nommé Coin-

joyen emis.

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1. De Léry, Historia navigationis in Brasiliam (1586), 43. Lérv était un des ministres, Son récit est long et curieux, et fut publié en français en 1598 et 1611,

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tac, qui souleva avec les ministres d’interminables ct violentes discussions sur diverses arguties religieuses; Villegagnon prit parti pour Cointac, et, à eux deux, ils inventèrent une nouvelle doctrine également antipathique à Genève et à Rome. La raideur des ministres exaspérait Villegagnon qui, placé entre eux et les émigrants catholiques, se sentait dans une fausse position. Une lettre du cardinal de Lorraine le mit pourtant à l'aise du côté de la religion, et il se regarda comme rentré dans le sein de Église; il assura avoir été trompé par l’affreux hérétique Calvin; mais son despotisme s’exalta encore de la satisfaction que venait de rencontrer son amourpropre.

Il exila les ministres sur la terre ferme, où ils devaient périr soit de misère, soit sous les coups des Indiens: il fit jeter à la mer trois des plus ardents calvinistes, et menaça du même sort quiconque suivrait les errements dé Luther et de Calvin.

Pendant ce temps, les infortunés ministres avaient été recueillis par un bâtiment portant en France du bois du Brésil ; ils subirent les angoisses de la tempête, puis celles de la faim, et furent réduits aux dernières extrémités, dévorant les rats, le bois et le cuir de la cargaison ; enfin, épuisés par la souf-

france Leurs ils port magist aborde hérétiqn les mag point co Villeg colonie à ses discu fin de l’ar Portugai.

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VILLEGAGNON. 17 1 france, ils virent poindre les côtes de la Bretagne. “ Leurs dangers n'étaient pourtant pas terminés, car ils portaient une lettre de Villegagnon adressée aux magistrats du preniier port de France dans lequel ils aborderaient, et cette épître les dénonçait comme

: hérétiques dignes du feu; heureusement pour eux, Ô les magistrats, gagnés à la Réforme, ne sévirent 6 point contre eux.

jp Villegagnon abandonna bientôt la molheureuse il colonie à son sort, et revint en France, où il reprit de ses discussions théologiques contre Calvin. Avant la la fin de l’année 1558, Ganabara tombait au pouvoir des cé Portugais, qui s’unirent à l'Espagne pour faire pré-

valoir leurs droits sur le vaste domaine de la « France

pe antarctique ».

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