‹ Les pionniers français dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 55 sur 117 · L: PL Re · texte numérisé non relu

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— Je ne suis venu ici, reprit de Gourgues, qu'afin de reconnaître le pays et faire amitié avec vous, puis je serais parti et revenu avec plus de soldats, mais depuis que je vois ce que vous souffrez, je veux les com-

battre sur l'heureet vous délivrer de leur oppression» :

Une approbation générale accueillit ces paroles. « Mais vous prendrez voire part, poursuivit le Français, et vous ne nous laisserez pas tout l'honneur?

— Nous irons, s’écria Satouriona, mourir avec vous s’il le faut!.. »

Ici nous copions, pour la fin de cet entretien, la narration originale : « Le capitaine Gourgues qui avoit trouvé ce qu’il cherchoit, les loue et remercie grandement, et pour battre le fer pendant qu'il étoit chaud leur dit : Voirement si nous voulons leur faire la guerre, il faudroit que ce fut incontinent. Dan: combien de temps pourriez-vous avoir assemblé vos gens prêts à marcher? Dans trois jours, dit Satouriona, nous et nos sujets pourrons nous rendre ici pour partir avec vous. Et cependant, dit le capitaine, vous donnerez bon ordre que le tout soit tenu secret, afin que les Espagnols n’en puissent sentir le vent. Ne vous soulciez, dirent les rois, nous leur voulons plus de mal que vous !. »

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