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Jaloux des exploits et de la puissance politique de Charles-Quint, François I° lui enviait aussi les trésors que les Indes versaient dans ses coffres; il résolut d'envoyer Verrazzano avec quatre navires à la recherche du passage qui, à l’ouest, devait ouvrir l’accès du riche royaume du Cathay. Verrazzano comptait parmi ses ancêtres plus d’un nom illustre dans les annales florentines, et le dernier de ses descendants n’est mort qu’en 1819!. La relation qu'il a laissée de son voyage en Amérique et ses services précéde : 3 sur terre et sur mer indiquent un observateur serieux et intelligent, Parti avec ces quatre vaisseaux, des incidents qui nous échappent ks réduisirent à une caravelle, le Dauphin, avec laquelle il quitta Madère, en janvier 1524 ; il jetait l'ancre quarante-neuf jours après sur les rives de la Caroline du nord, « contrée nouvelle, dit le voyageur, qui n’a encore été vue d'aucun homme, soit ancien ou moderne. » Pourtant des feux brillaient
K Francia, Diepa, 8 luglio 1524. — Original de la correspondance le Verrazzano avec François Ier, citée par Ramusio; la traduction je nous consultons est une transcription de celui conservé dans la biiliothèque Magliabecchiane à Florence; Tiraboschi fait allusion à ces locuments dans sa notice sur Verrazzano.
1. Elogi degli illustri Toscani, cité par Tiraboschi, vol. VII, 382. üreene, North american Review, n° 97, p. 293.
sur la côte, ct des sauvages rassemblés au bord de la mer désignaient avec des gestes d’étonnement et d’admiration bienveillante un lieu de débarque“ent situé sur une plage de sable appuyée de forêts de pins, de cèdres et d'arbres qui répandaient les plus douce: odeurs, au loin sur le rivage. Mais il fallait connattre la manière d’être de cette population basanée et nue, sauf des ornements emplumés. Les Français, avant besoin d’eau, ramèrent vers la terre; la marée empêchait d'aborder; un jeune matelot s’aventura à là nage vers le rivage, muni de perles et de petits objets d'échange; mais près d'atteindre la terre, il prit peur et les lança au milieu des naturels, cherchant aussitôt à regagner son canot; cependant le flux le rejet sur le sable; là, il fut saisi avec violence par ceux qui avaient recueilli ses présents et qui, tandis qu'il appelait à l’aide en désespéré, lui répondaient par des cris affreux, peu faits pour calmer ses terreurs. En même temps, les apprèts d’un grand feu faisaient
craindre à ses camarades de le voir rôtir et manger. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'ils virent le Indiens cherchant à le réchauffer, séchant ses vêtements, etcomme, revenu de sa frayeur, il tentait encore de s'échapper, l’entourer avec grande amitié, lui prodiguer les caresses et les embrassements, enliu
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PREMIERS VOYAGEURS. 133 le reconduire vers le bord de l’eau, et le suivre des veux jusqu'à ce qu'il eût atteint le canot.
Verrazzano, touché de ces démonstrations amicales, n'eut que de bons procédés pour les naturels qu'il rencontra le long des côtes de la Virginie et du Maryland ; il s'arrêta dans Ja baie de New-York, eneageant sa chaloupe dans les Narrows, sous les hauteurs escarpées de Staten-[sland, il vit la crique couverte des canots de naturels vêtus de plumes et wenant à lui pour le recevoir ; mais l'attention de tous ls Européens était surtout portée vers les montagnes où ils croyaient discerner des indices de richesses minérales,
Suivant les bords de Long-Island, nos aventurs gagnèrent Newport et y restèrent deux semaines, courtoisonent traités par les habitants et par kurs « deux rois », comme les nomme Verrazzano, iêtus de peaux de daims peintes ; les femmes, groupées dans un canot, étaient tenues à distance par kurs seigneurs et maîtres, et sont qualifiées de reines par le narrateur qui décrit les merveilles sauvages de leur ajustement tant en peau de bêtes qu'en colliers de cuivre, coquillages, etc., cte., mises au jour en l'honneur des étrangers,
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134 LA NOUVELLE-FRANCE, suite de leur voyage n'offrait nulle perspective des richesses demandées ; des forêts couvraient de leur sombre nuit une nature sauvage et rude, et recelaient des populations défiantes, n'ayant gardé d'autre souvenir des races blanches que celui de la terreur, inspirée peut-être par quelque voleur d'hommes, comme le Portugais Cortereal; ils apprenaient à leurs enfants à se garder des faces pâles, qui cherchaient à les enlever ainsi que leurs mères. Les seuls rapports étaient donc ceux du commerce; du haut des rochers surplombant la mer, les Indiens lançaient une corde dans les bateaux étrangers, amarrés au-dessous d'eux ; ils demandaient ainsi des couteaux, de l'acier, et autres menues marchandises en échange desquelles ils livraient leurs fourrures, puis se retiraient précipitamment avec des gestes de mépris dérisoire, accompagnés d’une grile de flèches, si les trafiquants osaient risquer un débarquement.
Verrazzano contourna la côte da Maine, puis se dirigea sur Terre-Neuve; alors ie marque de vivres le força à faire voile vers la France; il n'avait pas trouvé le passage du royaume fabuleux du Cathay, mais il avait exploré la côte américaine depuis le trentequatrième degré jusqu’au cinquantième, et sur plu-
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PREMIERS VOYAGEURS, 135 sieurs points 1l avait pénétré dans l'intérieur du pays.
Le 8 juillet, il adressait au roi la plus ancienne description connue des États-Unis actuels,
Grande fut la joie avec laquelle on accueillit son arrivée et l'espoir, conçu principalement par les négociants de Lyon, de trouver dans ce voyage la source d’un commerce lucratif, Quant à Verrazzano, ne rêvait qu’un prompt retour vers les lieux de ses découvertes, l'établissement d’une colonie et la conversion des païens ; mais l’année se prêtait mal à ses projets ; les défaites subies en Italie précédant l'invasion de la Provence par le connétable de Lourbon, et pendant que le navigateur écrivait le récit de son toyage, le roi préparait la funeste expédition qui, privée de chefs habiles, devait se terminer par la captivité de Pavie : sans roi, sans armée, sans argent, la France devait laisser perdre le fruit des efforts de Verrazzano, et dès lors la suite de sa vie nous échappe. Ramusio affirme que lors d’un second toyage 1l fut tué et dévoré par les sauvages, et l’on a quelque raison de croire que cette campagne fut entreprise au service de Henri VIII d'Angleterre‘.
1. Ramusio, 111, 417; Le Clerc, Établissement de la Foi; Mémoire
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Un écrivain espagnol assure, lui, qu'on le pendit à Porto-Rico comme pirate, et d'autre part, un auteur italien laisse à entendre qu'il vivait encore à Rome en 1537; bref, toutes les recherches faites dans les archives de sa famille nous laissent sans éclaireissement positif sur le sort de Verrazzano.
Les événements qui se succédaient et Ja dispositior naturellement mobile de François I‘, effacèrent bientôt de son esprit les vues qu'il avait portées vers le Nouveau Monde ; mais parmi les favoris de sa jeunesse, l’un d’eux, Philippe de Brion-Chabot, était devenu grand-amiral de France; celui-ci conçut l'idée de relever l’ancien projet qui avait été confié au marin florentin, et il en confia l’extcution à Jacques Cartier, s’il n’est pas plus probable qu'il reçut lui-même l'impulsion du navigateur breton *,
La ville de Saint-Malo a vu pendant des siècles surgir de son sein les hardis marins, les intrépides corsaires, qui font de ses registres le livre d’or de ha marine «e commerce et de l'esprit d'entreprise parde Cabot, 215; Barcia, Ensayo cronologicoÿ Annibal Caro, 1, 6, Milan, 1807.
1. Lescarbot, 1, 232, 1612; Cartier, Discours du voyage, réim-
primé par la Société historique de Québec. Carte mss, du voyage dû Cartier au dépôt des cartes, carton V.
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PREMIERS VOYAGEURS. 137 ticulière ; parmi les plus anciennes de ces illustres figures, il faut mettre en première ligne celle de Jacques Cartier, né en 1494; on conserve son portrait dans la vieille cité fortifiée, et les traits indiquent une âme d'une rare énergie, peu sujette aux défaillances devant l'ennemi ou la tempête.
Parti de Saint-Malo le 20 avril 1534, Cartier fit voile pour Terre-Neuve, passa par le golfe de Chaleurs en plantant une croix à Gaspé ; et toujours dans la pensée qu’il gagnerait par cette route le royaume du Cathay, il s’avança sur le Saint-Laurent jusqu’en va des rives d'Anticosti,
Là, les tempêtes d’Anticosti les assaillirent et, se bornant ainsi à une reconnaissance de la route, nos voyageurs durent revenir vers la France, ramenant comme spécimen des produits naturels du pays, deux jeunes Indiens attirés et entraînés traîtreusement,
L'esprit de découverte était éveillé; on pouvait trouver le passage pour aller aux Indes et fonder une nouvelle France au delà de l'Atlantique. Une lettre de Cartier au roi nous indique aussi un mobile plus puissant encore pour l'esprit catholique du temps;
l'hérésie de Luther avait enlevé à l’Église une partie
de l'Allemagne, et celle de Calvin gagnait du terrain en France et en Suisse; ne pouvait-on atténuer ces pertes en amenant à la vraie foi le Nouveau Monde? Mais cette pieuse ambition faisait oublier à François [°” qu’il méconnaissait ainsi l’autorité du Saint- Père lui-même, puisque la bulle d'Alexandre Vi concédait toute l'Amérique aux Espagnols.
Cartier n’en reçut pas moins un nouveau commandement; Claude de Pontbriand, Charles de La Pommeraye et d’autres gentilshommes l’accompagnaient sur les trois vaisseaux assez médiocres mis à leur disposition. Le 16 mai 1535, officiers et marins se réunissaient dans la cathédrale de Saint-Malo pour, après avoir entendu la messe et communié, y recevoir la bénédiction de l’évêque; trois jours après ils s’embarquaient, et les navires dispersés par la tempête à la sortie de Saint-Malo se rejoignirent à Belle-Isle, d’où, en gagnant par l’ouest les côtes du Labrador, ils arrivèrent dans une baie située en face de l’île d’Anticosti, que Cartier nomma ha baie de Saint-Laurent, appellation qui s’est étendue ensuite à tout le golfe et au grand fleuve qui coule au-dessus !.
4, Cartier nomme le Saint-Laurent « la rivière d'Hochelaga, ou la grande rivière du Canada », Il borne le nom de Canada au district
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Le 1°" septembre, les voyageurs arrivaient dans la sombre rivière du Saguenay, dont les immenses rochers surplombent les eaux profondes ; ils avaient échappé, contre toute attente, aux périls de la navigation du Saint-Laurent, sans autres pilotes que les deux jeunes Indiens enlevés l’année précédente, et qui bientôt allaient leur rendre de nouveaux services, étant originaires de cette partie du pays et
sétendant de l'ile des Coudres sur le Saint-Laurent à un point un peu au delà de Quebec. « La contrée inférieure, dit-il, est nommée par les naturels Saguenay, et celle au-dessus Hochelaga, » Lescarbot, écrivain postérieur, assure que tout le pays, des deux côtés du Saint- Laurent, s'appelait Canada.
Selon Ortélius, la Nouvelle-France comprenait tout l’ensemble de l'Amérique du nord et du sud; il en est de même dans le Speculum orbis terrarum de Cornélius, 1593; cette dénomination fut donnée dès après le voyage de Verrazzano, et les Hollandais l'adoptèrent surtout en haine des Espagnols. L'origine du nom de Canada a aussi été un objet de discussion, mais il est hors de doute que c'est un terme indien et non espagnol. Dans le vocabulaire de la langue d'Hochelaga, joint au journal de Cartier, il donne Canada comme le mot employé pour ville ou village : « ils appellent une ville Canada. » Il ala même signification dans la langue mohawk, et toutes deux sont des dialectes de l'iroquois. Belleforest et Thevet traduisent Canada comme un mat indien signifiant « terre »,
Dans la seconde carte géographique d'Ortélius publiée en 1572, la Nouvelle-France est divisée ainsi : Canada, district sur le Saint-Laurent, au-dessus de la rivière Saguenay; Hochelaga, angle entre l'Otlwa et le Saint-Laurent ; Moscosa, au sud du Saint-Laurent et à l'est du fleuve Richelieu; Avacal, à l'est et au sud de Moscosa; Norumnberga, le Maine et le Nouveau-Brunswick; Apalachen, la Virginie, Pensylvanie, ete, ete.; Terra Corterealis, Labrador; Florida, Mississipi, Alabama, Florida,
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venus une année avant en expédition de guerre d'Hochelaga à Gaspé, où Cartier les prit.
Tournant le promontoire du cap Tourmente, on jeta l'ancre dans un canal placé entre la rive nord et les bords d’une île boisée dont les vignes étaient si abondantes que Cartier lui donna le nom d'île de Bacchus (aujourd’hui île d'Orléans). Les naturels, montant leurs canots d’écorce, s’approchèrent des vaisseaux; admis sur le pont, ils écoutaient avec stupéfaction les récits de leurs compatriotes voyageurs, aussi merveilleux pour leurs oreilles que le seraient pour nous celui d’une visite à une lointaine planète. Cartier accueillit courtoisement leur chef Donnacona, le régala avec du pain et du vin, puis, après s’être délivré de leurs importunités, il entra dans une barque afin d'explorer rivière.
Plus il approchait du commencement du canal, plus l’Iochelaga se déployait majestueux. Bientôt un promontoire avança sa pointe aiguë et escarpée; là se dressaient des rochers consacrés depuis par d’héroïques souvenirs : la vaillante lutte du comte de Frontenac, et la mort glorieuse de Wolfe, de Montcalm et de Montgommery. Un groupe de huttes occupait le site de la future ville de Québec; son
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PREMIERS VOYAGEURS. ET nom était Stadaconé, et elle relevait du grand che Donnacona *.
Cartier et ses hommes se mirent en route pour rendre visite à ce sauvage potentat, remontèrent la rivière Saint-Charles, nommée par lui Sainte-Croix, et, traversant les plaines et les forêts, ils arrivèrent à un misérable hameau de huttes d'écorce; leur curiosité étant satisfaite, ils regagnèrent leurs navires, à l'entrée du Saint-Charles, accompagnés des bons vœux d'un chef âgé et de ses gens, qu'on séduisit par quelques dons de verroteries.
Le hameau de Stadaconé avec son roi n'était pas la métropole de ce royaume des forèts, puisque les naturels affirmaient qu’une ville bien plus importante existait sur les bords du fleuve, à plusieurs journées de marche; on l’appelait Hochelaga, et le grand fleuve lui-même, avec le pays adjacent, lui avaient emprunté leur nom. C'est là qu'avec ses deux jeunes guides indiens (Cartier résolut d'aller, malgré les efforts de Donnacona et de ses chefs pour l'en détourner. Les guides sentirent aussi faiblir leur résolution et l’on tenta alors d’intimider Cartier, puisqu'on n'avait pu le dissuader de son projet.
1. Sur l'emplacement occupé actuellement par les faubourgs Saint- Saint-Jean.
Un matin, les vaisseaux étant encore à l'ancre, les Français virent trois diables indiens descendre en canot vers eux, vêtus de peaux de chiens blanches et noires, la figure noircie et ornés de cornes longues comme le bras. Ainsi travestis, ils passèrent près des navires; le principal démon proféra une harangue d’une voix perçante, puis, ramant vers le rivage, dès qu'ils le touchèrent, chacun d’eux tomba comme un homme m1, au fond de la barque; mais le secours leur parvint aussitôt par les soins de Donnacona et de ses guerriers qui, s’élançant hors des bois avec des clameurs perçantes, les emportèrent dans leurs bras, sous le couvert du taillis, d'où les Français purent les entendre qui tenaient un solennel conclave. Alors les deux jeunes Indiens se présentèrent avec une pantomime désespérée, invoquant le Christ et la sainte Vierge. Interpellés par Cartier, les acteurs sylvestres répondirent que le dieu Coudouagny avait envoyé pour prévenir les Français de n'avoir pas à remonter la grande rivière, sous peine de voir les tempêtes, les glaces et tous les arcidents les anéantir; mais Cartier répliqua que Coudouagny était un sot et qu'il ne pouvait nuire à ceux qui croyaient au Christ; cette déclaration fut accueillie avec peu de respect pour leur divinité par
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PREMIERS VOYAGEURS. 143 les Indiens assemblés, qui montrèrent un grand contentement et dansèrent de joie.
Cartier ordonna alors le départ, après avoir fait amarrer les deux plus grands vaisseaux en sûreté à l'entrée du Saint-Charles, puis on se mit en route avec le plus petit, galion de quarante tonnes, et deux barques ouvertes, portant cinquante marins, La Pommeraye, Pontbriand et quelques autres gentilshommes; poursuivant doucement leur route le long des rives boisées, bordées de vignes en festons ct animées par le chant des oiseaux, ils sentirent un matin le vaisseau toucher; alors, obligés de le quitter, ils savancèrent dans les barques, et le 2 d'octobre les vit se rapprocher de la mystérieuse Hochelaga, but de leur persévérante entreprise.
Au lieu où s'élèvent actuellement les quais et les entrenôts de Montréal, un millier d'Indiens dansaient de Joie à la vue des étrangers, les comblaient de cadeaux de poisson et de maïs, et leur excitation redoublait à la vue des feux allumés à 1 approche de la nuit. Au lever du soleil, les Français prenaient le sentier de la forêt de Montréal ; bientôt ils rencontraient un chef, « l’un des principaux seigneurs de ladite ville, accompagné de plusieur; personnes, » dit la narration, qui, les accueillant avec la courtoisie
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