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du lieu, les conduisit à un grand feu allumé pour eux, ct leur fit une longue harangue, après laquelle il reçut de ses nouveaux amis deux couteaux, une hache et un crucifix qu’il fut invité à baiser. Reprenant ensuite leur marche, Cartier et ses compagnons virent bientôt s'élever les hauteurs Fugueises de Montréal, au pied desquelles s’étendait la mi indienne, au milieu de ses champs de blé et de mais jaunissants; on n'en distinguait que les palissades, formées d’une triple rangée de troncs d’arbres, dont les rangs extérieurs et intérieurs se courbaient pour se rapprocher, pendant que le centre, souAu par de nombreuses traverses, offrait une forte résistante; derrière ces défenses se trouvaient des galeries Fou? abriter les guerriers, ct des amas de pierres pie à être lancées sur les assaillants : ee mode de Ut tion était commun à toutes les tribus parlant le dialecte iroquois !.
4. Il ressort évidemment des affinités de langage et de leur Es : . tique de constructions que les Indiens d'Hochelaga pie . ; grande tribu des Hurons iroquois. On voit dans Ramusio, 16 : : un plan d'Hochelaga et de ses fortifications qui, bien qu spl en ji perfections de l’époque, est fort curieux, En 1860 on En it k . breux corps d'Indiens en creusant le sol, à Montréal, dans les ti ü Sherbrook Street; peut-être indiquent-ils l'ancienne et nr r : | tion d'Hochelaga ; quelques-uns d'entre eux ont le type se SE u Hurons et non des Algonquins, que la tradition dit avoir chassé les
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Nos voyageurs passent sous l’étroit portail : au dedans, ils voient une cinquantaine de ces vastes demeures oblongues si familières, dans la suite, aux veux des missionnaires Jésuites qui parcouraient les forôts hurones. Ces cases sont d'environ cinquante pieds de longueur sur une quinzaine de large, formées de longs troncs de sapin recouverts de plaques d'écorce, et contenant chacune plusieurs feux et familles.
Un square public occupait le centre de la ville; Cartier s’y arrêta avec ses compagnons, pendant que, de toutes les huttes d’alentour, sortait une troupe de femmes, jeunes et vieilles, criant de surprise, tou-
quois. La pipe de terre cuite sans manche, trouvée également dans ces sipultures, est l'exacte représentation de celles enfouies dans le grand dépôt de sépultures hurones de l’ouest du Canada et dans les cimeières des Iroquois de l'ouest de New-York; les fragments d'os et de poteries avaient la mème similitude, Cartier intitule son vocabulaire : « Le langage des pays et royaumes de Hochelaga et Canada, autrement appelé par nous la Nouvelle France, » 1545, Pour cela et d'autres raisons il est plus que probable que les Indiens de Québec ou Stadaconé étaient aussi de la race huron-iroquoise, puisque par Canada il entend Ja contrée autour de Québec; soixante-dix ans après, toute la région était occupée par les Algonquins, et il ne restait plus trace d'Hochelaga et de Stadaconé. Colden rapporte, dans son Histoire des cinq nations troquoises, que la tradition veut que les ancêtres des Mohawks (une des cinq nations) eussent été les possesseurs de Québec, et qu'ils furent chassés par les Algonquins; Canada est d'ailleurs, comme nous l'avons déjà dit, un mot mohawk, Lafitau, t, I, b, 101, rapporte la même tradition.
146 LA NOUVELLE-FRANCE, chant la figure, la barbe des visiteurs inconnus, et tendant leurs marmots pour être embrassés à leur tour par ces merveilleux étrangers aux longues moustaches, au menton orné de barbe, portant l’arquebuse, le casque, la cuirasse étincelante, et à l’apparition desquels la foule ravie se demandait s'ils étaient des dieux ou des hommes,
Après avoir laissé s'évaporer cette exubérance d'émotion féminine, les guerriers indiens écartèrent les femmes et les enfants, et s’asseyant sur le sol autour des Français, les contemplèrent avidement, «comme, dit Cartier, sy eussions voulu jouer un mystère, » Les femmes étendirent des nattes à terre pour leurs hôtes; et quand ils furent assis, on apporta, sur une peau de daim, le chef de la tribu, vieillard faible et paralysé, sordidement vêtu comme ses compagnons, el ne se distinguant que par un bandeau rouge, orné de dards de porc-épic teints et entourant ses longs cheveux noirs. On le plaça aux pieds de Cartier, à qui il montra péniblement l'état de ses membres, implorant, par une pantomime, l’attouchement bienfaisant de l'étranger, qui reçut, en échange, la coiffure du vieux chef. Alors, de toutes les huttes accoururent en foule les infirmes ou les malades autour du Français, qu'ils regardaient comme un
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PREMIERS VOYAGEURS, 147 dieu venu pour les guérir. Fort embarrassé de sa position, cet peu versé dans l’art médical, il eut recours à la récitation de la partie de l'Évangile de saint Jean réservée pour ces occasions; puis faisant le signe de la croix, il prononça une prière, non-seuiement pour la guérison du corps, mais encore pour celle de ces pauvres âmes plongées dans les ténèbres, et il finit par la lecture de la Passion du Seigneur, que son étrange assistance, tout en n’y comprenant rien, écouta avec recueillement. Après une abondante distribution de présents, les trompettes françaises sonnèrent une charge, qui mit le comble à la surprise de l'assemblée. Cartier alors lui donna un courtois congé, et ses hommes, formant leurs rangs, repassèrent la porte, malgré les efforts hospitaliers des femmes, qui voulaient les combler de dons de ictuailles. Une troupe d’Indiens les accompagna et ls guida au sommet de la montagne, que Cartier appela Mont-Royal, d'où Montréal, nom de l’active uté qui couvre maintenant le site de l'Ilochelaga disparue : Stadaconé et Hochelaga, Québec et Montréal, au xvi° comme au x1x° siècle, auront été, sur le même emplacement, les centres de la population canadienne.
Du haut de cette montagne, les yeux de Cartier
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118 LA NOUVELLE-FRANCE, purent embrasser la noble perspective qui enchante encore aujourd’hui les voyageurs, bien qu’étrangement modifiée depuis que les yeux du capitaine breton la contemplaient, Cartier vit la forêt luxuriante qui, à l'est, à l’ouest, au sud, couvrait la contrée de son manteau de verdure, traversée par les eaux azurées du large fleuve animé maintenant par les voiles et la vapeur, et bordé par les demeures, les clochers des églises, les agglomérations de l’industrie. Au-delà, et jusqu'aux limites de Mexico, un désert hoisé occupait la place remplie depuis lors par les luttes guerrières et les conquêtes de l’homme.
Les Français revinrent s’embarquer, reprirent leur course solitaire sur le Saint-Laurent, et atteignirent Stadaconé sans encombre. Pendant leur absence, leurs compagnons avaient élevé, sur les bord: du Saint-Charles, un fort palissadé dont Champlain trouva encore les débris en 1608. Bientôt, les rigueurs d’un hiver canadien éprouvèrent cruellement les pauvres exilés : au plus fort de la saison et jusqu’en décembre, les Indiens des environs, « hardis comme des animaux, » dit la chronique, vinrent au fort, traversant Jusqu'à la ceinture la neige qui couvrait de sa couche uniforme les arbres, la plaine, les vaisseaux amarrés au port et les planches du fort re-
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PREMIERS VOYAGEURS, 149 vétues d’une armure de glace d’un mètre d’épaisseur, Le scorbut fit sa cruelle apparition au milieu d'e bientôt vingt-cinq hommes périrent, et trois ou quatre au plus, échappant au fléau, étaient en nombre insuffisant pour soigner les survivants, qui révaient au soleil de la France sur leur grabat de douleur ; le sol étant trop dur pour céder à leurs efforts, ils enterrèrent les morts dans les monticules de neige. Cartier et ses malheureux compagnons imploraient en vain la sainte Vierge et les saints ; car, hélas ! le jour même où l’on cloua une image de la Mèrr Dieu à un arbre, en faisant une procession àtrave, s l’impitoyable neige, mourait Philippe Rougemont, d'Amboise, âgé à peine de vingt-deux ans.
À tant de misères se joignait la crainte que les Indiens tentassent d'achever l’œuvre entreprise par h maladie ; et Cartier, ne pouvant loujours tenir les sauvages à distance, ordonna aux survivants de battre les murailles avec des pierres et des bâtons, afin de tromper, par le bruit, les Indiens sur le nombre des habitants du fort. De ces ennemis présumés devait pourtant surgir le salut : Cartier, se promenant un jour le long de la rivière, rencontra un naturel qu'il avait vu peu avant en proie au
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paraissait alors tout à fait rétabli. Qui avait pu opérer un pareil miracle? Selon l’Indien, sa guérison était due à la décoction des feuilles persistantes d’un arbre nommé ameda ou anneda ; l'emploi en fut essayé sur l'heure par les Français malades : ils en burent si abondamment qu’en six Jours ils usèrent, dirent-ils, un arbre aussi grand qu’un chêne de France; ainsi vigoureusement attaquée, la maladie se ralentit, et bientôt la santé et l'espoir rentrèrent dans les cœurs. Cet hiver de souffrance s’écoula comme tout ce qui est de ce monde; et au printemps, quand les vaisseaux furent délivrés des glaces, Cartier commanda leur départ. Il revenait, ayant fait d'importantes découvertes; mais qu'elles étaient peu de chose en comparaison des contes merveilleux dont les naturels le berçaient! pays d'or et de diamants, nations blanches comme les Français, hommes vivant sans nourriture, et autres fables dues sans doute à quelques rapports lointains avec la civilisation avancée du Mexique. Cartier rêvait d'appuyer son crédit sur le récit oral de : ; merveilles, et il résolut d'amener les conteurs aux pieds du roi: attirant donc Donnacona et ses chefs dans une embuscade, il saisit ses hôtes stupéfaits, et les fit transporter sur ses vaisseaux ; cet acte de déloyauté accompli,
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PREMIERS VOYAGEURS. 151 on planta la croix fleurdelisée sur le sol étranger, et l'on mit à la voile; le 16 juillet 1536, Cartier abordait à Saint-Malo !,
Un climat rigoureux, une funeste maladie, un sol dépourvu des richesses rêvées, et un peuple sauvage, tels étaient les seuls attraits de cette nouvelle France, Les rivalités de Charles-Quint et de François [°° avaient allumé la guerre dans l’ancien monde; et lorsque la paix suivit la captivité du roi de France, la maladie qui allait bientôt visiter celui-ci et préparer son tombeau, la disgrâce de Chabot, le patron de Cartier, faisaient tomber l’entreprise de ce dernier dans l'oubli.
Sous ces décourageants auspices, la destinée de la
Nouvelle-France allaïi pourtant trouver un défenseur dans la personne de Jean-François de La Roque, sieur de Roberval, gentilhomme picard de renom en sa province, Par son crédit, il obtint du roi une commission dont les titres feraient pâlir tous les nobiaires français! Seigneur de Norembéga, vice-roi
1. On ne connait qu'une copie de la narration de ce voyage de 1545, celle du British Museum ; elle est dans le style de l'époque de Rabelis, et intitulée : Brief récit et succincte narration de la navigation faite es ysles Canada, Hochelage, Sayuenay et autres, avec particulières mœurs, langaige et ceremonies d'icelles ; fort delectable à
veoir, Elle à été réimprimée en 1863, avec des notes remarquables par M, d'Avezac,
et lieutenant-général au Canada, Hochelaga, Saguenay, Terre-Neuve, Belle-Isle, Carpunt, Labrador, la Grande Baie et Baccalaos !.
A ce document fictif était Joint le don plus solide d’un subside et de cinq navires tout équipés, dont Cartier fut nommé capitaine général.
Le but de l’entreprise est mentionné dans la com. mission, et il y est surtout parlé de la conversion des Indiens, « gens ignorant Dieu et sans usage de leur raison, » Il faut avouer que la mise en œuvre des conversions projetées n’y pouvait guère apporter d'éléments de conviction, puisque Cartier était autorisé à grossir son équipage et sa future colonie de tous les voleurs et malfaiteurs dont il vida les prisons du royaume. Des profits attendus du voyage, nos aventuriers devaient recevoir le tiers, le roi un autre tiers, et le surplus couvrirait les dépenses ?.
4. Labrador, Laboratoris terra, ainsi dénommée parce qu’en 1500 Cortereal y enleva des Indiens pour les vendre comme esclaves, Belle- Isle et Carpunt, détroit et îles entre Terre-Neuve et le Labrador: la Grande Baie désigne le golfe du Saint-Laurent, Norembéga est, sur la carte de Ramusio, la contrée comprise dans la Nouvelle-Écosse, le sud du Nouveau-Brunswick et une partie du Maine; le nom est d'origine indienne, et Wytileit, avec quelques autres écrivains, lui attribuent, ainsi que d'anciennes cartes, une capitale fabuleuse, avec tours et églises sur la rivière Penobscot,
2. L'auteur a sous les yeux la commission de Roberval, copiée aux Archives nationales,
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Quant à Donnacona et à ses compagnons, si traitreusement enlevés, on avait pris soin de les baptiser, et ils recueillirent un prompt fruit de leur conversion, puisqu'ils moururent tous au bout d’un ou deux ans, au grand détriment de la nouvelle expédition !.
La rumeur de ces préparatifs avait franchi les Pyrénées, et le roi très-catholique en prit de l’ombrage, car, à ses yeux, toute l'Amérique n'était qu'une province de l'Espagne qu'il fallait garantir de toute intrusion étrangère.
Quel était le but des forces réunies dans les ports de la Bretagne ? Menaçaient-elles les rives glacées de Baccalaos, dont les pêcheurs bretons réclamaient la découverte? Ou bien les Français élèveraient-ils des brts sur les Bahamas, afin de s'emparer des galions irétés pour l'Espagne? Un espion, envoyé en France, revint en toute hâte, exagérant l'importance des armements faits à Quimper, à Brest, à Saint-Malo.
Le conseil des Indes, assemblé, conseilla l'envoi de vaisseaux et de forces vers Baccalaos, qui leur semblait être le but des visées de la France; mais le car-
{. Extrait baptistaire des sauvages amenés en France par honneste lomme Jacques Cartier, mss. — Recherches faites par M. Ch. Cunat eu 1844, dans les archives de Saint-Malo. Thevet dit aussi qu'il conaut Donnacona en France, et le trouva « un bou chrétien, »
dinal de Séville déclarait avec raison que les Français ne recueilleraient que pertes et désappointements de l'aventure. Le roi de Portugal, seul possesseur reconnu avec l'Espagne dans le Nouveau Monde, invité par l’ambassadeur espagnol à se joindre à l’expédition, répondit : « Les Français ne peuvent faire de mal à Baccalaos. » — « Il semble, ajoute l'envoyé tout indigné, que le roi parlerait de même s'ils venaient le prendre dans Lisbonne! telle est la mollesse qu’on montre ici, pendant que d'autre part, on voudrait donner la loi au monde entier. »
Les cinq vaisseaux, objets de tant de fracas, attendaient à Saint-Malo des munitions venant de ha Normandie et de la Champagne. Les ordres du roi n’admettant pas de délai, Cartier mit à la voile, laissant Roberval le suivre avec le reste des armements (23 mai 1541) !.
De nouveau, Cartier longea les côtes brumeuses de Terre-Neuve, les forêts de pins lui envoyèrent leurs senteurs résineuses, le magique panorama du Saint-Laurent se déroula devant ses yeux, et il vint jeter l'ancre sous les roches escarpées de Québec. Les canots, montés par les naturels, accoururent à
1. Voyez sur ce sujet : Coleccion de varios Documentos de Buckingbam Smith, I, 107-112,
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PREMIERS VOYAGEURS. 155 sa rencontre, s’enquérant vivement du sort de leurs chefs disparus. « Donnacona, leur répondit Cartier, est mort; mais, ajouta-t-il, ses compagnons se sont mariés en France, et vivent comme de grands seigncurs. » Mensonge politique qui ne parut pas convaincre les Indiens.
Poursuivant sa course en remontant le Saint- Laurent, Cartier s'arrêta à l'embouchure de la rivière du cap Rouge : le pays, noyé dans la chaude atmosphère d'août, invitait au repos sous l’ombrage des forêts enlacées de festons de vignes. Nos aventuriers ramassaient des morceaux de quartz jaunâtre qu’ils prenaient pour du minerai d’or, et des cristaux trouvés sur le bord de la rivière leur semblaient des diamants. Enfin il fallut se mettre à l'œuvre pour former un établissement ; pendant que les uns déblayaient le taillis, les autres traçaient une route en zigzag pour gagner les hauteurs, et le reste des hommes bâtissait deux forts, dont le vicomte de Beaupré prit le commandement, pendant que Cartier partait avec deux barques pour explorer les rapides d'Hochelaga, A son retour, l'automne était fort avancé, et la rude tristesse du novembre canadien vint répandre la nostalgie et un morne découragcment parmi les nouveaux colons, Roberval n'avait
pas paru; les Indiens se tenaient à l'écart, et tout venait augmenter la colère et le dégoût des habitants de Charlesbourg-Royal.
Ce ne fut que le 16 avril 1542, que Roberval put vaincre toutes les difficultés qui l’environnaient et mettre à la voile avec trois navires et deux cents colons, Lorsqu’au 8 juin il entra dans la baie de Saint- Jean, quelle ne fut pas sa surprise en reconnaissant, parmi les nombreux bateaux de pèche qui y étaient à l'ancre, l'équipage de J. Cartier. Celui-ci, avec ses hommes, avait abandonné la Nouvelle-France, et il est difficile de s'expliquer cette résolution si peu d’accord avec son passé et sa bravoure reconnue; peutêtre faut-il y voir, outre tous les motifs de misère et de souffrance que nous avons décrits, le mécontentement de se voir réduit à un poste secondaire, après avoir commandé en maître dans la contrée qu’il avait découverte. Le vice-roi lui intima l’ordre de retourner au Canada, mais Cartier s’échappa avec ses vaisseaux à la faveur de la nuit, faisant voile vers la France, et emportant comme unique trophée les minerais sans valeur qu’il avait recueillis aux abords du cap Rouge et des ardoisières du voisinage. Ainsi se termina la carrière du marin breton, qui vint finir ses jours entre sa maison seigneuriale de
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