‹ Les pionniers français dans l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 75 sur 117 · Avant d'arriver à Canseau, petit port près du cap | n'y · texte numérisé non relu

Avant d'arriver à Canseau, petit port près du cap | n'y

Le actuel de ce nom, où était le Jonas, Lescarbot fit la { prot

‘y rencontre d’un navire de pêche commandé par un ! blis:

certain Savalet, vieux Basque, qui depuis quarantc- | bres

be deux ans faisait le voyage annuel de la pêche à la l'élo : le morue ; il était transporté de joie, n’évaluant pas ses un

M profits de l’année courante à moins de dix mille Esp:

francs. Cependant il était ennuyé à l’excès par l'im- | angl

portun sans-gêne des Indiens, qui, grimpant aux pa- race

rois de son navire, s’emparaient de la part de pêche forêt

qu'ils trouvaient à leur convenance. Le 27 août, Lescarbot fut rejoint par Champlain et Poutrincourt, et dans les premiers jours d'octobre 1607, les amis abordaient à Saint-Malo.

aus Aux premiers, parmi les Européens, l'honneur

jh ; revient d’avoir tenté de fonder une colonie agricole Nat 4 dans le Nouveau Monde; si le point de départ de JA l’entreprise avait été celui d’un monopole fâcheux,

les chefs de la compaguie avaient agi non comme des cc IE marchands, mais comme de bons citoyens, instruput ments d’un grand et généreux dessein. Leur projet ur , péchait malheureusement par la base la plus essen- F" tielle : à l'exception des chefs, le gros de la colonie

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LESCARBOT ET CHAMPLAIN. 205 n'était composé que de mercenaires qui, au lieu d'envisager l’Acadie comme leur demeure future, n’y venaient que pour chercher un salaire ou des profits, restant indifiérents à la prospérité de l’établissement; l'esprit qui eût dû animer tous les membres n'existait donc qu’à la tête. Mais disons encore à l'éloge de ceux que nous allons quitter que, formant un contraste frappant avec la cruelle rapacité des Espagnols et la rigide dureté des premiers pionniers anglais, les Français traitèrent si humainement la race rusée et sauvage qui occupait en maîtresse les forêts de la Nouvelle-France, qu'ils s’en firent aimer et regretter au point que, lorsque le dernier bateau quitta les rives du Port-Royal, le bruyant et sincère chagrin des sauvages ne put être apaisé que par les promesses réitérées d’un prochain retour.

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