Champlain
2. On peut retrouver des traces de cannibalisme dans la plupart des
On réserva quelques-uns des captifs pour les femmes et les jeunes filles qui, au dire des guerriers, les dépassaient fort en habileté de torture.
Le lendemain apparut une bande de Hurons, trèsdésappointés d'arriver trop tard; la rive était couverte de huttes indiennes, et la forêt pleine de sauvages ; on y voyait les guerriers de trois ordres distincts dans cette société sauvage, à savoir les Hurons, les Algonquins de l’Ottawa et les Montagnais, désignés ensuite par un père franciscain, qui les connaissait mieux que tout autre, comme les nobles, les bourgeois et les paysans ou pauvres de la forêt. Beaucoup, parmi eux, n'avaient jamais vu auparavant un homme blanc ; aussi, drapés comme des statues dans leurs robes, restaient-ils les yeux fixés sur les Français, d'un air surpris et effrayé.
A en juger par les usages de la guerre indienne, l'ennemi avait subi une défaite sensible, et pourtant,
tribus de l'Amérique du Nord, bien qu’en général elles soient peu apparentes. Parfois cette coutume provenait, comme ci-dessus, d’un sentiment de vengeance et de férocité ; d’autres fois elle prenait un caractère religieux, tel que chez les Miamis, où il existait une société secrète de « mangeurs d'hommes » ; il était fréquent de donner à manger le cœur d’un ennemi vaillant, dans la croyance qu'il communiquerait sa bravoure à celui qui le mangeait. Les tribus errantes étaient souvent forcées d'user de ce moyen d'alimentation pendant les terribles famines dont nous avons parlé.