‹ Les placards mortuairesChapitre 3 sur 52 · G. Pellisson, loc. cit., p · texte numérisé non relu

G. Pellisson, loc. cit., p

dit un article des Ordonnances de TEschevinage d'Amiens.

(( Il ne faut pas confondre le clochetear, humble laïc, avec le sonneur, qui jadis était communément revêtu d'un caractère ecclésiastique. En 1420, Béatrix, veuve de Clément le Tourneur, de Ventavon, légua par testament un gros d'argent au clerc qui sonnait les cloches de Téglise de sa paroisse et les

sonnerait pour sa mort : « Item... legavit clerico

-pulsanti clarst et simhala, ipsamque defunctavn, unum grossum argenti^. »

A Conty, la recommandation des défunts se faisait le lendemain de la Toussaint et la veille de Noël ; le clocheteur parcourait la paroisse en lamentant cette formule :

Réveillez-vous, gens qui dormez, Priez Dieu pour les trépassés!

Pensez à la mort!

Le poète Saint-Amand, dans La Nuit-, tempête contre ce lugubre nocturne :

Le clocheteur des trépassés

Sonnant de rue en rue.

De frayeur rend les cœurs glacés

Bien que le corps en sue, Et mille chiens, ayant sa triste voix.

Lui répondent à longs abois.

Lugubre courrier du destin,

Effroy des âmes lasches, Qui si souvent, soir et matin,

M'éveilles et me fâches,

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