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LES EMPRUNTS DU GOUVERNEMENT CANADIEN

Ceux qui ont fait leur premier placement cn Souscrivant aux emprunts de guerre du SOuvernement du Dominion ont bien débuté.

Aucune valeur n’est offerte aujourd’hui aux Canadiens, qui réunisse les mêmes avanta- 8es quant à la sécurité du capital, à l’assurance de la régularité dans le paiement des intérêts, aux possibilités d’une hausse quand le taux de l'intérêt fléchira, à Ja demande Constante sur le marché.

La ligne de Conduite la plus sûre pour les nouveaux Spéculateurs, c’est de continuer à acheter des bons de guerre. La considération primordiale, en matière de placements, c’est la sécurité du Capital; le revenu est une question secondaire. Mais le revenu sur les bons de guerre du Dominion du Canada at-

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d'énormes demandes pour les mêmes fins ont fait monter les cours du blé, de l’acier et d’autres articles. Quand les emprunts des gouvernements redeviendront normaux, le taux de l'intérêt devra baisser, et cela provoquera la hausse des cours des obligations, dont le revenu s’établira ainsi au niveau du prix de l’argent à cette époque-là. La possibilité d’une plus-value des obligations, en d'autres termes l'augmentation du capital initial du souscripteur, vient donc s’ajcuter aux avantages de la sécurité et du gros rapport.

De plus, il y a le fait que les bons de guerre ont eu le plus vaste marché qu'ait encore connu une valeur canadienne. On comprendra ce que cela veut dire quand on saura que, depuis décembre 1915 jusqu’à décembre 1917, des opérations se chiffrant approximativement à $25,000,000 sur les bons des trois premiers emprunts de guerre ont été rapportées à la Bourse de Montréal. Les 8 p. c.

à peu près des émissions ge chiffrant à $350,000,000 ont passé par la Bourse de Montréal en voie de distribution parmi les souscripteurs.

Il ne suffisait pas que les émissions du £ouvernement fussent attrayantes du double point de vue de la sécurité et du rapport.

Les souscripteurs exigèrent l'assurance qu'il Y aurait des facilités de Convertir leur placement en espèces si le besoin d'argent liquide venait à se faire sentir. Ces facilités leur furent fournies par la Bourse de Montréal, à l'avantage du Bouvernement aussi bien qu’à celui des Souscripteurs. Un vaste marché tend à stabiliser les cours. On en trouve la démonstration dans le fait que quatre émissions SuCcessives n’ont accusé qu’un écart de 2 de 1 p. c. dans le prix de l’argent payé par le Bouvernement.

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