Lettre à J.-B. Racine du 24 juillet
5. En même temps qu'il lance ces épigramraes, Racine défend à son fils Jean- Baptiste d'en écrire : « Quant à votre épig^ramme, je voudrais que vous ne l'eussiez point faite. Outre quelle est assez médiocre, je ne saurais trop vous recommander de ne point vous laisser aller à la tentation de faire des vers français, qui ne servirait qu'à vous dissiper l'esprit. Surtout il n'en faut faire contre personne. » (Lettre du 3 juin léi^S.) — Crébillon n'encourageait pas noa plus son fils à la poésie : « Crébillon le fils, à l'âge de treize ans, fit une satire contre Lamothe et ses adhérents ; il la montra à son père, qui lui dit qu'elle était très-bonne ; mais comme il vit que ce jeune homme tirait vanité d'un pareil jugement, il ajouta : « Jugez, mon fils, combien ce genre est aisé et méprisable, « puisqu'on y réussit à votre âge. » ( Fatart. Mémoires, III, 265.)
6. C'est une des raisons qui autorisent le bibliophile Jacob à attribuer à RacioA