Une ressource
3. t Ceux qui ont été parties dans les arrêts et jugements en dernier ressort,... ne peuvent obliger des juges à se rétracter, qu'en obtenant des lettres en forme de requête civile... Pour empêcher que les parties ne s'engagent sans avoir de bons moyens, l'ordonnance veut que la requête civile soit fondée sur l'avis de trois avocats... Les choses ainsi préparées, l'impétrant donne sa requête afin d'entérinement, et consigne en même temps l'amende de 450 livres si l'arrêt est coutradictoire, ou de ii5 livres s'il est par défaut. Les conclusions de cette requête sont à ce qu'il plaise à la cour entériner les lettres selon leur forme et teneur : ce faisant remettre les parties au même état quelles étaient avant l'arrêt. » {Nouveau dictionnaire civil et canonique, 1707, p. 672-673.) De Beys dans sa tragicomédie de V Hôpital des fous (Paris, chez Quinet, 1637, in-4<>), avait montré (III. if\ un malheureux plaideur devenu fou, qui parlait à peu près comme le fait ici Ghicanneaa :
C'est en vain que j'espère :
Mes niioni sont de poids, mais ma bourse est légère ; Ces procureurs de nom, et Irompeurs en eiïel, DiSjient avec raison au'ils prenaient bien mon fait ; ils ont usé vers moi at toute leur malice ; J'ai fait plus de délouri que n'en a fait Ulysse ; Après a^oir en6D couru mille cheuiin', Ils ra'onl pour mon argent laissé des parchemins ; Tous mes biens sont perdus, la source en est laria. Car je porte en ces sacs toute nia mélHine, Encor n'y vois-je goutte, et crois que les Démon» Pour troubler nos esprits ont inventé ces noms. Les formes y sont tout : on donne la justice A celui qui chicane avec plus d'artifice, » Je le reconnais bien : ce mal m'est arrivé
Pour avoir un peu tard mon appel relevé. Ce déraut de science, et nno pas d'autre chose, A passé devant eux pour défaut de ma cau?e. Ce n'est pas tout : ]'insi<ie avecque passion Pour être relevé de la désertion.
Je do:ine mon argent, mon procureur ne bouge; Voilà le Ci.hier clos, la cause au livre rouL'e : Je ne saurais nommer les maux qui sont suivis. Combien pour me tromper on m'adonne d'avis ; "Tons ces barbares noms me blessent la cervelle. Sentence, appointemenl, production nouvelle, Arrêts à Contredire, interpellations, Movens de nullité, griefs, forclusions, Tout cela m'étourdit ; mon procureur m'incite A re que je poursuive et que je sollicite : Mon procès est au greffe...
... L'intimé g-tgne tout par faveur; Par de mauvais moyens ma cause est divertis Le juge Aquo s'e^t joint avecque ma partie... Je me pourvoierai donc par req lête rivile; D'anciens avocats ont revu mon procè?, Qui m'ont fait espérer an plus heureux succès.
Collanline disait dans le Roman bourgeois (II, 60) : « Je yeux qu'on plaide depui? Il justice subalterne jusqu'à la requête civile, et à la cassation d'arrêt au conseil privé, »
4. On a tort de dire que les poètes supprimaient par licence l's final des mot! vois, doiSf fais. Ils ne faisaient que couserver l'aucieime orthographe.