ACTE II, SCÈNE IV
c Le bon ^ » C'est donc le nom de votre seigneurie'? l'intimé.
A part. . . ^ ,^^
Pour vous servir. Il faut pay'er d'effronterie. ^ . u.f-^'ùul>u
Le Bon? jamais exploit ne fut signé Le Dont Monsieur le Bon?
l'intimé.
Monsieur.
CHICANNEAU. /
Vous êtes un fripon. ^^ 4jp,^
l'intimé.
Monsieur, pardonnez-moi, je suis fort honnête homme.
CHICANNEAU.
Mais fripon le plus franc' qui soit de Càen* à fiome.
Monsieur, je ne suis pas pour vous désavouer * ; Vous aurez la bonté de me le bien payer.
CHICANNEAU.
Moi, payer? En soufflets.
l'intimé.
Vous êtes trop honnête • ; 41S Vous me le paierez bien.
CHICANNEAU.
Oh! tu me romps la tête Tiens, voilà ton paiement.
l'intimé.
Un soufflet! Écrivons î y . j J ■
« Lequel Hiérôme, après plusieurs rébellion! %,-:;,^:^^^^,f/;;';jf;/^
1. MichauH (Mélanges historiques et philologiques, p. 387) : « Je suis comme persuadé que Racine, dans le teni|.s qu'il était brouille avec MM. de Port-Royal, affecta, par rapport à eux et pour les mystifier, de donner dans sa coméMie des Plaideurs le nom de Le Bon à un sergent. » La Logique de Port-Hoyal avait paru sous le titre de Logique de M Le Bon. L'huissier du Tartuffe a été appelé non moins ironi(juiment par Molière M. Loyal. , .' ^
2. Celte politesse est ironique, 'ic i- i^^.*»*'' -L U^ ^ . ^ ', ^^"", "*'. '^^
3. Le mot franc, précédant les termes injurieux, les renforce. On lit dans le Roman comique de Scarron (II, 12} : Les Talets de Saldagne, francs ivrognes, etc. »