LÉANDRE, ISABELLE, CHIGAN'NEAU, L'INTIMÉ
l'intimé, k IsabeUe.
Vous le reconnaissez* ?
Hé bien, Mademoiselle, 490
C'est donc vous qui tantôt braviez notre officier, Et qui si hautement osez nous défier?
Votre nom ?
ISABELLE
Isabelle.
LÉANDRE
Écrivez. Et votre âge?
ISABELLE
Dix-huit ans.
CHICANNEAD.
Elle en a quelque peu davantage», Mais n'importe.
LÉANDRE. -.; ^ ^u V ^ /
Êtes-vous en pouvoir de mari? 4C5
ISABELLE
Non, Monsieur.
LÉANDRE. , " j * ■
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Vous riez ? Ecrivez qu'elle a ri '. '
CHICANNEAD.
Monsieur, ne parlons point de maris à des filles: Voyez-vous, ce sont là des secrets de familles.
1. Cette prt^caution est nécessaire pour que le public n'ait pas la moindre hésitation à cause du déguisement de LéanJre.
2. Petite plaisanterie décochée en passant contre la manie qu'ont certaines femmes, même jeunes, de vouloir cacher leur âge. De plus, Chicanneau aime à préciser.
3. L'accoutrement de Léandre et la gravité avec laquelle il l'interroge font pire Isabelle. Atcc un sérieux imperturbable, le Commissaire dit :
j ^ ... EcriTei qu'elle a ri.
C'est une satire assez 6ne des procès-verbaux qui sont encore aujourd'hui bien ridiculement minutiRui. Ici le Conin.issaire fait écrire sous sa dictée. Dans l'Avare (V, Ti). il écrit lui-même : « Qui me payera mes écritures? — Ha«p. — Koas n'avons que faire de vos écritures! — Lb Comii. — Oui, mais je ne prétends pas, moi, les aToir faites pour rien, m