‹ Les plaideurs (volume 3)Chapitre 40 sur 72 · LÉANDRE, ISABELLE, CHICANNEAU, L'INTIMÉ · texte numérisé non relu

LÉANDRE, ISABELLE, CHICANNEAU, L'INTIMÉ

L'INTIMÉ, à Isabelle

Vous le reconnoissez.

LÉANDRE

Hé bien, Mademoiselle, 460

C'est donc vous qui tantôt braviez notre officier, Et qui si hautement osez nous délier?

Votre nom ?

ISABELLE

Isabelle.

LÉANDRE, à l'Intimé

Écrivez. Et votre âge?

ISABELLE

Dix- huit ans.

CHICANNEAU

Elle en a quelque peu davantage, Mais n'importe.

Etes-vous en pouvoir de mari? 463

ISABELLE

Non, Monsieur.

LÉANDRE

Vous riez? Écrivez qu'elle a ri.

miirr-ni-Mit accompagné, qui lui a communiqué la force négatira. — Pas

un est une locvtioa familière qui est synonyme de quelqu'un, un seul.

CHICANNEAU

.Monsieur, ne parlons point de maris à des filles : Voyez- vous, ce sont là des secrets de familles.

LÉANDRE

Mettez qu'il interrompt.

CHICANNEAU

Hé ! je n'y pensois pas.

Prends bien garde, ma fille, à ce que tu diras. 470

LÉANDRE

Là, ne vous troublez point. Répondez à votre aise. On ne veut pas rien1 faire ici qui vous déplaise. N'avez-vous pas reçu de l'huissier que voilà Certain papier tantôt ?

ISABELLE

Oui, Monsieur.

Bon cela.

LÉANDRE

Avez-vous déchiré ce papier sans le lire ? 475

ISABELLE

Monsieur, je l'ai lu.

CHICANNEAU

Bon.

LÉANDRE

Continuez d'écrire.

Et pourquoi l'avez-vous déchiré?

\. Voyez ci-dessus la note au vers 258. — Rien n'est pas négatif; il si-

rniiïe quelque chose.

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