‹ Les plaideursChapitre 54 sur 116 · Var. Que l'on ne gagne guère à plaider contre lui · texte numérisé non relu

Var. Que l'on ne gagne guère à plaider contre lui

Est-il besoin de faire remarquer que rien dit plus que guère, et qu'ici encore la correction est heureuse?

2. « Pour la rime il faut prononcer lisoit comme exploit par où finit le vers précédent. Vaugclas (Remarque CX) nous apprend que les gens du Palais prononçoient encore de son temps, à pleine bouche, la diphthongue oi ; et cette coutume sans doute s'étoit conservée jusqu'au temps de Racine, du moins parmi les vieux procureurs. Ainsi c'est à dessein et avec grâce qu'il fait parler de cette sorte Chicanneau, plaideur de profession.

« Jusqu'à l'arrivée de Catherine de Médicis en France, jamais cette diphthongue ne s'étoit prononcée autrement que comme nous faisons dans Roi, dan- exploit. Hais les Italien?, dont la cour fut alors inondée, n'ayant pas ce son dans leur idiome, voulurent y substituer le son de Ye ouvert : et bientôt leur

Ijrononciation affectée par le courtisan pour plaire à la Reine fut adoptée par e bourgeois. » (D'Olivet, Remarques sur Racine, p. p. 231 et 232.)

.;. L'imitation ou plutôt la parodie de Corneille, sinon dans les termes, du moins dans la pensée, commence ici. L'honneur, pour Chicanneau. consiste dans l'esprit de chicane. Sa fille lisait un exploit : elle est digne de lui!

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