‹ Les plaideursChapitre 55 sur 116 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

CHICAXXEAU, L'INTIMÉ.

l'intimé.

Orçà, Verbalisons4.

1. Dans son ravissement, Chicanneau promet à sa fille le plus beau livre qu'il connaisse, le Praticien françois. 11 y a quelque analogie pour la vivacité des sentiments, toute proportion gardée s'entend, avec le cri échappé au vieil Horace quand il répond le fameux qu'il mourût à Julie lui représentant que son fils ne pouvait rien faire seul contre trois ennemis! C'était le patriote qui parlait : ici c'est le plaideur qui se trahit.

1. Après le qu'il mourût du vieil Horace il y a ce vers ou le père reparaît : Oa qu'an beaa désespoir alors le secourût-'

Dans les Plaideurs, après le premier mouvement d'enthousiasme passé, le père reparait aussi :

Mais, diantre, il ne faut pas déchirer les exploits.

■ Je ne sais si Praticien, ne senit pas mieux de quatre syllabes. » (D'Olivet, Remarques sur Racine, p. i23.)

Le praticien est un homme expert es pro< 'dure* et instructions des procès, qui Çré [uente les cours et sièges des juges, qui entend le style et l'ordre judiciaire- qui sait le> formes prescrites par les ordonnances et les règlements, et qui est capable de dresser toutes sortes d'actes et de sommations. • 'Ferriêre, Bîet. de droit.)

Le Praticien françois était donc un manuel de procédure où l'on apprenait à devenir un bon praticien.

3. Je les mets à faire pis, ceux qui vous ont envoyé n'ont pas encore assez fait, ils peuvent faire davantage, et je les défie.

Je mets à faire pis. en l'état où bous sommes. Le sort et les dénions, et les dieux et les homme».

JI-.r., II. ;;..,

4. L'Intimé se met en pâture d'écrire, un <.-eiM.il *-n ferre, l'autre plié et lui servant de pupitre. Les <ereents portaient su euv papier, encre et plumes : il- notaient point toujours commodément pour verbaliser : les preus qu'ils allaient voir eussent été trop complaisants de leur donner une table et le rcslc.

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