C. — Soins postopératoires. — Faut-il draimer? û
Dans le cas de hernie diaphragmatique opérée, la plupart des chirurgiens jugent le drainage nécessaire. «Il se fait toujours un suintement assez important dans la cavité pleurale déshabitée. Gaudier, Walter, qui n'avaient pas drainé, ont dû le faire secondairement. Pour avoir supprimé mon drainage trop tôt. j'ai été obligé de rouvrir la plèvre infectée » (Au-
vray, 30 avril 1919).
. Dans le cas d'intervention immédiate pour plaie horaco-abdominale il n’en est plus de même. Le drainage favorise l'infection de la plèvre, d’où possibilité de pleurésie purulente (cas de Baumgartner, obs. VII, 25 avril 1917).
Il faudra également se méfier des mèches qui ont
perdu deux opérés de Baumgartner par hémorragie secondaire (obs. VIT et IX).
A la fin de l'intervention il y aura donc lieu, après toilette soignée du champ opératoire, de suturer complètement les plans pariélaux, sans drainage, ce sera le meilleur moyen d'éviter l'infection et de faire disparaître le pneumothorax. |
Comme pour toutes les opérations touchant à l'abdomen, l'alimentation, surtout après la réduction des hernies gastriques, ne devra êlre reprise que. très lentement et avec une extrême prudence.
Nous pouvons conclure de cette étude des différents modes detraitement proposés pour les plaies du diaphragme et leurs conséquences qu’il est préférable d'intervenir le plus tôt possible, dès que l’état du blessé le permet ; que cette intervention sera de préférence effectuée par voie thoracique transpleurale avec adjonction d’une laparotomie complémentaire si l'opérateur la juge nécessaire ; enfin que la plaie du diaphragme sera obturée de la façon la plus absolue puisque d’elle dépend en ps l'avenir du blessé.