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TRAITEMENT DES PLAIES DU DIAPHRAGME ET DE LEURS COMPLICATIONS

Nous devons nous montrer sceptiques à propos de « ces guérisons cependant considérées comme acqui-

ses et définitives obtenues par la seule exspectation

sans intervention chirurgicale que rélèvent les statistiques, et nous devrons songer à la hernie consécutive chaque fois qu’il y aura à examiner un ancien blessé thoraco-abdominal traité par l’abstention. »

(Abadie, à propos de la commurication de Wiart

à la Société de Chirurgie du 4 juillet 1919).

Mathieu a cité le cas d’un blessé non opéré qui fut considéré comme guéri et qui, plusieurs mois après, souffrant au creux épigastrique dans les profondes ipspirations, fut radiographié. On vit alors un éclat d’obus volumineux derrière l'estomac, se déplaçant avec le diaphragme. Il fut extrait par laparatomie. Un fragment de capote était adhérent au projectile, avait traversé avec lui la plèvre et le péritoine et avait été bien toléré pendant six mois (Bull. et Mém. de la

Soc. de Chirurgie, 28 avril 1915 p. 976). Ce blessé L. Roilin 3

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guérit définitivement mais son cas indique un tolérance exceptionnelle sur laquelle il ne faut pas compter, des accidents graves mécaniques ou infectieux pouvant se produire tôt ou tard.

Sur 119 cas traités par l’abstention, antérieurs à 1914, on relève seulement 15 guérisons (2 cas cités. par de Font-Réaulx, qui n’ont pas été revus, 4 indiqués par von Frey, et 10 dans la statistique de Bucci} contre 82 décès dans les premiers jours et 21 hernies consécutives qui elles-mêmes, traitées par l’expectation ou opérées trop tardivement (4 cas), fournirent | 18 décès, les trois autres cas ayant fort probablement abouti au même résultat un peu plus tard.

Depuis 1914 les observations de plaies thoracoabdominales se sont multipliées. Sur 169 cas signalés, 60 furent traités chirurgicalement dans les premièresheures, 42'subirent des interventionséloignées. et 67 furent l’objet d’untraitement purement exspectatif. ne |

Sur ces 67 cas d'abstention opératoire nous relevons 30 décès rapides et ro sujets considérés comme guéris. Sur ces 10 guérisons 4 ont été signalées par. Barnsby : 3 à la Société de Chirurgie, le 23 mai 1917, se rapportent à des sujets présentant le minimum de signes abdominaux.etle maximum de signes thoraciques ; un cas, le ‘23 octobre 1918, dont l’observation est intéressante :

Ogservarion XV. — Plaïie pénétrante de la base de l’hé-

mithorax gauche, en avant de la ligne axillaire.

‘ A son arrivée; excellent état, ventre souple aucune, réaction. | Radio. — Éclai lenticulaire sous-diaphragmatique, paramédian gauche, à 11 centimètres d'nn repère antérieur. L'abstention opératoire donne toute satisfaction jusqu’au uatorzième jour. | Le quinzième jour, douleur épigastrique subite et vive, état syncopal, hématémèse très abondante, mélæna ; le . blessé est mourant.

Transfusion du sang. L’états'améliore. Guérison laborieuse et tardive. L'éclat a été éliminé spontanément dans une selle. Un autre cas de guérison est cité par Costantini et Vigot (Société de Chirurgie, 10 octobre 1917) :

OBSERVATION VI. — Plaie pénétrante par éclat d'obus au niveau du bord interne de l’omoplate gauche. Emphysème sous-cutané, hémoptysie. Aucune douleur abdominale. On le considère comme un blessé de poitrine : abstention et

immobilisation.

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Troisième jour : Douleurs abdominales et contracture, Radio. — Projectile intra-abdominal se projetant sur le

rebord des fausses-côtes le long de la ligne mamelonnaire

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