BRANCHE DROITE DE L’ARTÈRE HÉPATIQUE
La division de l'artère hépatique propre en deux branches, droite et gauche, se rencontre dans 60 % des cas (Rio-Branco), 40 fois sur 100 environ, l’artère destinée au lobe droit, dont ? pr p. ÿ Q 1 2] 1 4 l'artère cystique est la plus importante des branches, présente une origine anormale.
L'hépatique commune, parvenue sur la face antérieure de la veine porte peut se diviser en un bouquet de branches, au nombre desquelles se trouve l’artère du lobe droit, et l’hépatique
propre n'existe pas. Dans cette disposition ou l’origine est basse et qu’on rencontre environ 20 fois sur 100 (Rio-Branco), la branche droite de l’artère hépatique présente un trajet ascendant et vient bien souvent croiser la voie biliaire principale dans la région du carrefour ; faute d’une dissection attentive, elle peut y être blessée.
Mais d’autres variétés sont également possibles et ont été rencontrées : la branche droite peut naître de l’artère mésentérique supérieure, et elle présente alors un long trajet latérocholédocien dont il faut se rappeler la possibilité. Elle peut également venir du tronc coeliaque lui-même. Enfin, nous avons rencontré en disséquant une disposition qui semble exceptionnelle : Il y avait une artère hépatique propre, se divisant comme il est normal en deux branches droite etgauche ; mais il existait en plus une artère surnuméraire pour le lobe droit, qui, née du tronc coeliaque, croisait la face postérieure de la voie biliaire principale et donnait l’artère cystique. Ces artères accessoires ont été d’ailleurs vues par de nombreux auteurs et décrites par eux.
Dans le chapitre d’anatomie normale, nous avons insisté sur les rapports du col de la vésicule et de la terminaison de la branche hépatique droite ; nous voudrions signaler ici que sur deux sujets d’amphithéâtre, nous avons rencontré une boucle de cette branche artérielle, dont le sommet venait toucher le col de la vésicule.
A cet endroit naissait l’artère cystique, qui était courte. L’artère cystique sectionnée, la branche hépatique droite ne redressa pas sa courbure et garda la même disposition. Celle-ci nous semble intéressante pour l’opérateur qui pratique une cholécystectomie. La plus légère traction sur la vésicule achevait d’accoler en canon de fusil les deux parties de l’artère du lobe droit, en amont et en aval de la cystique, les fusionnant en un seul tronc qu’on pouvait facilement prendre pour la continuation de cette dernière artère et lier comme telle.
De tout ce qui précède nous pouvons conclure que, normale ou anormale, la branche droite de l’artère hépatique est, au cours de la cholécystectomie, dangereuse en trois points :
— Sur la face antérieure de la voie biliaire principale (plus ou moins près du carrefour des voies biliaires), où on la rencontre dans plus de 20 % des cas, soit qu’elle décrive une simple flexuosité qui empiète sur cette face (10 % Descomps), soit qu’elle surcroise le canal biliairé (12 % Rio-Branco, 26 % Descomps) pour se rendre au lobe droit du foie (Obs. LXVIT et LXIX). (Fig. IT).
— A la naissance de l’artère cystique où une coudure par traction peut entraîner sa ligature.
— Au niveau de sa terminaison où ses rapports avec le col de la vésicule sont particulièrement intimes (Fig, IIT).