PLAIES DE LA VOIE PRINCIPALE
OBS KEexr (Technik der Gallensteinopérationen, 1913, t. I, p. 135).
Au cours d’une cholécystectomie, blessure du canal hépatique droit qui débouchaït anormalement dans le canal cystique.
5 Ogs. II M. Duyarter (inédite).
Mme X.., cholécystectomie pour cholécystite chronique lithiasique. Incision transversale. —— On tombe très facilement sur une vésicule bourrée de calculs, complètement libre. Bien que la région du carrefour soit peu accessible, on cherche à faire une rétrograde.
On voit en bas le cholédoque donnant une première branche
filant jusqu’au hile et qu’on suppose être le canal hépatique ; on sépare une deuxième branche qu’on prend pour le cystique et qu’on trouve d’une grosseur anormale:
Section première de cette branche et décollement de bas en haut.
Au cours de cette manœuvre on trouve une nouvelle lumière canaliculaire.
On termine rapidement le décollement de la vésicule, qui est très facile et on pince séparément l'artère cystique.
C’est alors qu’en recherchant la lumière caniculaire aperçue au cours du décollement, on voit-qu’il s’agit de la section d’un canal filant vers le hile du foie et qui est la branche droite d’origine du canal hépatique, dans laquelle devait se jeter le cystique.
Comme ce canal est volumineux, on en fait la suture circulaire
grâce à 5 fils de lin passés avec des aiguilles courbes entre le bout périphérique et le bout central du canal sectionné.
La suture est très correcte ; on la complète par un fil en V placé en avant. e
On referme complètement le péritoine au niveau de la suture et on ramène un bout d’épiploon au contact de cette dernière.
Drainage avec mèches de lampes.
Paroi au catgut, trois fils d'appui.
Durée de l'intervention une heure, 10 minutes.
Suites opératoires :
1er jour : Léger suintement biliaire par les mèches. La température n’est pas très élevée, mais le pouls est rapide à 140, et petit.
2e jour : Même état.
3e jour : On commence à enlever les mèches. L'état général s’altère et l’auscultation montre des signes de flanchement du myÿocarde. s
4e jour : On retire encore les mèches. A aucun moment on n’a constaté de gros suintement biliaire par ce moyen de drainagé.
L'état général est très bas, les extrémités sont froides, les urines rares, la température monte à 400.
5e jour : Mort dans l’adynamie.
Vérification : Malgré l’opposition à l’autopsie, on peut par la cicatrice opératoire explorer la région.
L’abdomen est rempli de bile, les sutures n’ayant pas été étanches.
Il est impossible d’explorer les voies biliaires.
Os. III
M. le Professeur DELBET (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir. 1922, p. 903) (résumée).
Cholécystectomie rétrograde. Ce n’est pas au cours de la section : du cystique que la voie principale est coupée, c’est après celle-ci. En sectionnant des adhérences qui ne paraissaient pas dangereuses ; M. D. s'aperçoit qu'il a sectionné le canal hépatique que la traction sur le cystique avait coudé.
Os. IV
M. AuvraAY (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir., 1923,p.305) (résumée).
Section du canal hépatique en même temps que du canal cys-
tique au cours d'une cholécystectomie par voie directe, d'avant en arrière. — Il y avait de grosses adhérences péri-vésiculaires.
Suites opéraloires :
Mort en quelques jours.
Ogs. V GINSBURG et SPEESE, cités par Eisendrath (résumée).
Au cours d’une cholécystectomie : lésion de la voie biliaire principale due à ce fait que le canal cystique lui adhérait sur un long
parcours. — Reconstitution du canal par un morceau de péritoine sur un drain.
Suites opératoires :
Réintervention pour fistule biliaire et douleurs épigastriques. Le
drain est enlevé et on suture l’incision faite pour lui donner passage. Guérison.
O8s. VI
John Homaxs : Cité par Eisendrath.
Au cours d’unecholécystectomie, la libération dela vésicule profondément enfouie dans le foie, est très difficile. On ne trouve pas de plan de clivage entre cette vésicule et le canal hépatique très dilaté. En séparant l’un de l’autre les deux organes, le canal hépatique est blessé. — Suture.
Suites opéraloires :
Fistule biliaire pendant trois semaines. -— Au cours de la quatrième semaine les selles redeviennent normales. — Guérison. Ogs. VII
W. A. Dowxess : cité par Eisendrath.
Au cours d’une cholécystectomie, en voulant sectionner une masse d’adhérences péri-vésiculaires, on coupe la voie biliaire principale. — Suture bout à bout. La suture antérieure semble la moins
bonne et effectivement il se produit une fistule biliaire qui dure
34 jours et se tarit ensuite progressivement. Les selles se recolorent rapidement. — Guérison.
Os VIII
MoyninaAx : cité par Eisendrath.
Au cours d'une cholécystectomie, résection du carrefour formé par le cystique, l’hépatique et le cholédoque. Des adhérences très intimes entre la vésicule et le canal hépatique en furent la cause.
Suture sur un drain à demeure : Bon résultat
Os. IX
SEULBERGER et PozweiN (Brans Beiträge zur Klin. Chir., t. CXXXV, fasc. I, 1925). :
Femme de 34 ans. Diagnostic : Cholélithiase.
A l'opération : Pas de calcul, mais des adhérences au col dela vésicule tiraillant le cholédoque.
On admet que ces adhérences, provoquant une coudure temporaire. intermittente du cystique, peuvent être à l'origine des douleurs. Ceci pousse à enlever la vésicule.
Blessure du cholédoque avec perte de substance de un centimètre au niveau de l’abouchement du cystique.
On met un drain en T et on pratique une suture bout à bout.
Suites opératoires :
Guérison normale, on enlève le drain au 15° jour. Quatre mois après la malade revient avec un ictère par rétention.
Réintervention : On trouve un cholédoque dilaté au-dessus de la suture. Au-dessous, il n’est plus représenté que par un cordon fibreux.
Section du cholédoque au-dessus de la sténose, on introduit dans sa lumière un simple drain de caoutchouc que l’on fixe par quelques points, et le bout libre du drain est introduit. dans le duodénum.
Par une fistule oblique le drain sort de l'estomac et est conduit à la peau.
L'ictère diminue ; la malade quitte le service la troisième semaine, sans ictère ; le drain a été retiré le 9e jour.
OBSERVATIONS 87 Suites opératoires :
Trois mois après le malade revient avec un nouvel ictère et refuse cette fois toute intervention.
Os. X
M. SaAvarIAUD (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir., 1919, p. 1333) (résumée).
Mme X..., 40 ans, cholécystite calculeuse.
Clolécystectomie le 17 juin 1919, par voie rétrograde. Le cholédoque pris pour le canal cystique est sectionné et l’hépatique blessé, ce dont M. $S. s'aperçoit à l'issue d’un peu de bile.
Pour réparer cet accident opératoire, M. S. a recours à l'implantation du cholédoque dans le duodénum et, comme il reste en bas un bout de cholédoque inutilisé il l’'implante dans la blessure latérale de l’hépatique de manière à avoir une double dérivation de la bile.
Excérèse de la vésicule au ras de l’hépatique.
Suites opératoires :
Guérison dans les délais normaux.
Nota :
M, S. ajoute à son observation quelques commentairesoù il dit notamment que « la dissection du carrefour des voies biliaires n’est pas toujours chose facile », et que « les blessures accidentelles du cholédoque au cours d’une extirpation rétrograde ou autre de la-vésicule doivent être moins rares que le silence des auteurs ne le laisse supposer ».
OBSLEXT
M. SENCERT (Bull. ei Mem. de la Soc. de Chir., 1920, p. 597) (résuimée).
Mad. X..., 60 ans, cholécystite chronique et calcul du cholédoque.
Cholécystectomie le 22 juin 1919. — Laparotomie transversale droite. — Après avoir libéré un certain nombre d’adhérences épiploïques très intimes, on arrive à isoler la face inférieure de. la vésicule jusqu’au col On'isole peu à peu le col et le cystique, et on sectionne ce qu’on a reconnu pour ce canal, après l’avoir ,ié par un catgut n° 2. Le cystique sectionné, le col de la vésicule tient encore dans la profondeur par un cordon fibreux où l’on croit reconnaître l'artère cystique. On pince et on coupe ce cordon, et la vésicule est
enlevée. On découvre alors facilement la voie principale, mais on s'aperçoit qu’elle est complètement sectionnée. Ce qu’on avait pris pour le cystique est le canal cholédoque qui a été coupé en travers ; on repère sa tranche. On recherche alors le bout supérieur du conduit et on s'aperçoit que le canal fibreux que l’on a pris pour un vaisseau allant au col de la vésicule est le canal hépatique complètement accolé à ce col par des adhérences inflammatoires.
On enlève la pince et on vérifie que la voie biliaire a été réséquée transversalement et complètement au niveau du confluent hépatocholédocien.
Sutures circulaires. —— Drainage de la voie principale.
Suites opératoires :
Simples, la malade se lève au 16e jour et quitte l'hôpital au bout de un mois complètement guérie.
Suites éloignées :
Cinq mois après la malade est revue en bonne santé.
Ogs. XII
M. le Professeur HARTMANN (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir., 1922, p. 939) (résumée).
Cholécystectomie difficile « Parti de l'encoche du bord antérieur du foie, nous avons pu suivre la face inférieure de la vésicule en libérant des adhérences au duodénum et arriver jusqu’au pédicule hépatique. Nous plaçons une pince sur ce que nous croyons être le cystique, le lions, puis le sectionnons. La surface de section nous montre deux lumières. »
Rapidement, décollement de la vésicule par voie rétrograde et ligature de l’artère cystique.
La ligature biliaire étant défaite, on voit que la section a porté au-dessous de la jonction hépato-cystique.
Suture directe.
Suites opératoires
Guérison maintenue depuis dix ans.
Ogs. XIII
M. MariEu (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir., 1922, p. 940) (résumée).
Section de la voie biliaire principale dans une exploration pour péricholécystite scléreuse. La voie principale coudée, distendue, très adhérente, avait été prise pour la vésicule.
Os. XIV
M. Feist (Brûns Beitrâge zur Kiln. Chir., t. CXXXV, fasc. 2,, 1925). É
Femme de 22 ans, entre dans le service avec le diagnostic de pérityphlite. On sent une tumeur qui doit être une vésicule ou un plastron appendiculaire haut situé.
Intervention d'urgence :
Appendice long qu’on enlève. La vésicule est tendue et contient deux calculs du volume d’une noisette. Cholécystectomie sous-séreuse que l’on commence par le fond de la vésicule. On décolle celle-ci facilement, car il n’y a que des adhérences lâches.
Dans le tiers inférieur, les adhérences devenant plus serrées doivent être sectionnées aux ciseaux. Il se fait un petit trou dans la paroi de la vésicule.
Onincise aussitôt le petit épiploon et l’on repère le canal cystique qui sort du pôle inférieur de la vésicule et qui a le volume d’un crayon.Deux centimètres plus bas, on trouve le ganglion cystique et-immédiatement sous lui un viscère creux que l’on croit être le canal hépatique dilaté : on sectionne le cystique un peu au-dessous de la vésicule, mais on constate alors que le canal qu’on a coupé descend derrière le duodénum.
On le dissèque de plus près, et l’on constate que c’est le cholédoque qui a été sectionné à peu près en son milieu.
Ce que l’on avait pris pour la voie biliaire principale était, en réalité, la veine porte.
Près du hile du foie, on trouve juste à côté de l’artère cystique liée un conduit de deux millimètres de diamètre sectionné. En le sondant, on constate que c’est le canal hépatique. L'autre canal hépatique, également sectionné, est découvert plus haut encore dans le hile du foie.
Vu la perte de substance de 4 centimètres de la voie commune, il
90 ACCIDEN1S DE LA CHOLÉCYSTECTOMIE
est impossible de réimplanter les deux canaux hépatiques dans le cholédoque. On lie le canal hépatique gauche ; on prend un drain de 8 centimètres de longueur qu’on introduit, d’une part dans le moignon du canal hépatique droit, d'autre part dans le moignon cholédocien et à travers l’ampoule de Vater jusque dans le duodénum.
Par quelques points de catgut on rapproche autant que possible les deux tranches de section. Il reste une perte de substance de deux centimètres que l’on recouvre d’un feuillet épiploïque par-dessus lequel on fixe le ligament falciforme.
Drainage de la région.
Suites opéraloires
Guérison normale, pas d’ictère, les selles se colorent dès le troisième jour et la malade quitte l'hôpital le vingtième jour.
Examen de la pièce opératoire.
La vésicule présentait à son pôle inférieur deux calculs volumineux qui avaient dilaté cette partie du réservoir biliaire.
Ce pôle inférieur descendant devant le carrefour le masquait complètement. Le canal cystique à peine long d’un centimètre présentait un trajet ascendant au lieu de descendant et venait se jeter directement dans l’angle de rencontre des deux canaux hépatique droit et gauche en formant avec le canal cholédoque une étoile à quatre branches.
Une infiltration inflammatoire très dense entourait tous ces canaux et les incorporait en quelque sorte à la paroi de la vésicule, de telle sorte que c’est le canal cholédoque qui semblait sortir de celle-ci.
Os. XV
M. le Professeur P Duvaz (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir., 1919 p 1298) (résumée).
Mme X..., 45 ans : cholélithiase avec calcul du cholédoque.
Cholécystectomie, le 21 mai 1919.
Adhérences diffuses englobant la vésicule, le pédicule hépatique, le colon transverse et le duodénum.
Le cholédoque est très difficile à délimiter car la sclérose hypertrophique de la vésicule et du cystique s’étend sur lui.
Un gros calcul est senti dans le cholédoque à hauteur du canal cystique.
Cholécystectomie rétrograde. L’extirpation de la vésicule une fois
faite, M.D. se rend compte qu’il a réséqué transversalement la presque totalité du cholédoque. Il ne reste plus qu’une bande large de 2 millimètres sur le bord interhe du conduit biliaire. L'écart des deux bouts est de un centimètre environ. MD. explique cette résection du cholédoque par la présence d’une plaque de cholédocyte scléreuse transversale en continuité avec le cystique et qui recouvrait le calcul cystico-cholédocien, situé en partie dans le cystique, en partie dans le cholédoque, ce qui ajoutait à l’obstruction de la voie principale.
Réparation du cholédoque par une suture des deux bouts l’un à l'autre : trois points sur la paroi postérieure, trois points sur la paroi antérieure. Par le bord externe non suturé, double drainage. Une sonde dans le bout supérieur, une N° 16 dans le bout inférieur pour ealibrer ce conduit.
Suites opératoires Simples, la malade quitte le service le vingt-quatrième jour. Résultats à distance
La malade a été revue une fois en bonne santé, malgré cela M. D. conçoit une certaine appréhension sur l’avenir de cette opérée et craint une sténose future de la voie biliaire principale.
Ogs. XVI
M. Lapointe (Bull. et Mem. de la Soc. de Chir., 1919, p. 1331) (résumée).
Mme X..., 32 ans : cholécystite calculeuse, sans signes cholédociens.
Cholécystectomie en juin 1917.
Vésicule suppurée, bourrée de calculs, grosse comme un œuf de dinde, avec péricholécystite intense et épaississement inflammatoire considérable du mésocyste et de la partie adjacente du petit épiploon.
Libération du col vésiculaire extrêmement pénible et pédiculisation nette du cystique impossible.
La cholécystectomie achevée, M. L. s'aperçoit qu'il a tranché avee le cystique, un segment ovalaire du canal hépato-cholédoque coudé et attiré par la traction sur le col.
La brèche ovalaire a à peu près quatre centimètres de long et intéresse au moins les 2/3 de la circonférence du conduit légèrement dilaté. Un pont large de 3 à 4 millimètres assure seul du côté postéro-interne la continuité des deux bouts.
M. L. tente sans succès une suture transversale, et il se résigne à
tamponner la loge sous-hépatique après avoir mis un drain en T dans les deux orifices de la brèche. :
Suites opératoires : très simples.
Ecoulement total de bile au dehors pendant plusieurs semaines.
Ablation du drain après vingt et un jour.
Un mois après, recoloration des matières, et à partir de ce moment la fistule se tarit assez vite.
En deux mois, guérison complète.
Os. XVII M. Frozze (Bull. et Mem. Soc de Chirurg., 1920, p. 381) (résumée).
Mme X.., 44 ans : cholécystite chronique, calcul du cholédoque.
Opération le 9 septembre 1919. Incision transversale droite.
Au niveau du hile hépatique on rencontre une masse dure dont les éléments sont méconnaissables, il n’est pas possible d’y découvrir la vésicule. M. F. arrive à cliver difficilement les deux premières portions du duodénum, mais l’adhérence est telle, qu’il ouvre l’intestin sur une surface grande comme une pièce de 50 centimes.
Suture immédiate soignée en deux plans.
M. F. sent alors un calcul du cholédoque. Ilincise le canal, en repère les deux lèvres et extrait un calcul gros comme une datte. Cathérisant ensuite ce canal, il ne peut, à sa grande surprise, passer vers la partie supérieure, Croyant que l’ablation de la vésicule fusionnée à la voie commune lui permettra de voir plus clair il décide de l’enlever.
C'est ? ce moment que, dans la section du col vésiculaire,le cholédoque est coupé; la vésicule retirée, M.F. voit nettement les deux bouts de Ja voie principale sectionnée.
Suture par quatre points perforants aux quatre points cardinaux. Un gros drain est glissé dans la voie commune. Lit de gaze au-dessus et au-dessous du drain.
Suites opératoires
L’écoulement de bile par la plaie dure deux mois, puis cesse. quatre mois après l’opération, la malade est considérée comme guérie:;
Suites éloignées (Bull. et Mem. Soc. de Chir., 1920, p. 941). La malade est revue un an après avec une angiocholite grave dont
elle meurt rapidement.
M. F. conclut à la gravité tardive des lésions du chclédoque.
Os. XVIII
M. KoERTE (notée par Jacobson).
Au cours d’une cholécystectomie : Résection du carrefour du cystique et de la voie commune.
Suture de celle-ci bout à bout. Guérison.
Os. XIX
M. Kozrte (cité par Eisendrath).
Section du canal hépatique au cours d’une cholécystectomie avec adhérences.
Suture circulaire bout à bout. Guérison.
Os. XX
M. J.-H. Jacogson (cité par Eisendrath).
Cholécystectomie en commençant par le fond.
Résection de l'union du cystique, de l’hépatique et du cholédoque.
Anastomose bout à bout des deux surfaces de section de la voie principale. Guérison.
OBs. XXI
M. F.-B. Lunp (cité par Eisendrath).
Au cours d’une cholécystectomie une traction trop forte sur la vésicule attire la voie biliaire principale assez adhérente et le canal est coupé.
Suture circulaire assez difficile.”
Suites opératoires
Fistule légère pendant quelque temps, puis guérison.
OBs. XXII G
M. PHEMISTER (cité par Eisendrath; Surgery Gynécology and obst., 1920, t. XXXI) (résumée).
Au cours d'une cholécystectomie, en pinçant l'artère cystique, on pince aussi le canal hépatique qui est sectionné.
Suture de l’hépatique. On met du péritoine autour de la suture.
Un drain N° 12 mis dans le canal passe dans le cholédoque et aboutit au duodénum.
Suites opératoires
Quatre mois après, le résultat reste bon.
Os. XXIII M. NoRDMANN (cité par Eisendrath).
Au cours d’une cholécystectomie, le canal cystique est absent. La vésicule biliaire s’abouche directement dans la voie biliaire commune.
La pose d’une pince au delà du réservoir biliaire amène la section des canaux hépatique et cholédoque au niveau du carrefour.
Suture bout à bout. Fistule biliaire.
Réintervention deux mois après, on reconnaît le cholédoque bouché au niveau de la suture. Hépatico-jéjunostomie.
Suites opératoires : inconnues.
Os. XXIV M. KE&r (cité par Eisendrath).
Au cours d’une cholécystectomie le cholédoque est pris dans une pince et blessé. On fait au canal biliaire une gaine avec un morceau d'estomac pédiculisé.
Mort de pneumonie au sixième jour.
OBs. XXV M. KEnR (cité par Eisendrath).
Au cours d'une cholécystectomie le canal hépatique est dilacéré par suite de la pose d’une pince qui mordait sur lui. Suture du canal hépatique sur un dräin qui reste à demeure. Bon résultat.
OBSERVATIONS 95 Os. XXWVI M. Dogrucxt (cité par Kehr).
Au cours d’une cholécystectomie, le canal hépatique est pris dans une pince, en même temps que le canal cystique, et coupé.
D. s’en rend compte à ce moment. Suture. Un drain est placé dans le bout distal du canal hépatique.
Suites opératoires :
Fistule biliaire pendant deux mois. Bon résultat.
OBs. XXVII
M. LyLe (cité par Eliot. Surgery, Gynécol. and Obst., 1918, t. 1) (résumée).
Cholécystectomie. Blessure du cholédoque suturé immédiatement. Fistule biliaire intarissable. à
Réintervention six mois après. Cette nouvelle intervention est difficile à cause des adhérences. On trouve avec peine les deux bouts de la voie principale sectionnée.
Prothèse par tube de caoutchouc. Epiplooplastie.
Suites opératoires :
Rétrécissement de la voie principale au bout de deux ans et demi.
Ogs. XXVIII
M. ProprixG (Beitrâge zur Klin. Chirurg., 1913, t. LXXXIII) (résumée). ;
Cholécystectomie pour lithiase. Résection accidentelle du cholédoque.
Suture immédiate sur tube en T.
Suites opéraloires :
Réintervention au bout de deux ans et demi, nécessitée par un rétrécissement.
Os. XXIX
M. le Professeur Gosser (Jour. de Chir., t. VII, juillet-décembré 1911).
Cholécystite avec gros calcul enclavé.
Femme de 37 ans. Opération le 13 avril 1910.
Très grosse vésicule que l’on libère de haut en bas et que l’on amène très facilement en dehors. Le cas est très simple, on a pour ainsi dire qu’à cueillir la vésicule. On sectionne rapidement entre deux pinces ce qu’on croit être le cystique et on lie à part l’artère. Au moment ou on retire la pince qui est croit-on sur le moignon cystique, pour faire l'exploration du canal commun, on s'aperçoit que l’on a coudé la voie principale et que ce qui a été coupé, c’est, non pas lé cystique, mais le cholédoque.
Ce cholédoque est normal, non dilaté, souple, et la section en est complète.
Suture bout à bout de l’hépatique et du cholédoque.
Drainage au contact. Guérison.
Ons. XXX M. Simon (Beiträge zur Klin. Chirurg., 1920, t. CXIX).
Cholécystectomie pour lithiase.
Blessure du canal biliaire principal.
Hépatico-duodénostomie. Guérison.
Os. XXXI M. Fowzer (Surgery, Gynacol. and Obst., 1918, &. XXVII). Cholécystectomie. Blessure de la voie biliaire principale et rétré-
cissement consécutif.
Deuxième opération : Hépatico-duodénostomie sur tube. Résultat inconnu.
Os. XXXII et XXXIII M. Swgerser (Annals of Surgery, 1921, t. EXXIII, N° 5).
Deux cas de blessures de la voie principale au cours de cholécystectomise. |
OBs. XXXIV M. VoeLcKkeRr (Beitrage zurKlin. Chirurg., 1911,t. LXXIT) (résumée)
Cholécystectomie. Section accidentelle du canal hépatique reconnue
de suite.
Anastomose hépatico-duodénale.
Suites opératoires :
: Guérison.
Os. XXXV
M. Vosrcexer (Beitrge zur Klin. Chirurg., 1911, t. LXXII) (résumée).
Ablation d’un calcul du canal cystique chez une femme de 29 ans. On crée et on répare immédiatement une perte de substance peu étendue de la voie biliaire principale par suture sur tube de caoutchouc.
Suites opératoires
La malade sort de la clinique le vingt-troisième jour en bonne santé.
Os. XXXVI
M. DauL (cité par Eisendrath).
Au cours d’une cholécystectomie; la voie biliaire principale est
sectionnée accidentellement.
Hépatico-jéjunostomie à travers le méso-colon transverse. Gué-
rison.
O8s. XXXVIT M. Keue (cité par Eisendrath) (in Eisendrath, Obs. N° 19).
Section accidentelle du canal hépatique au cours d’une cholécys-
tomie.
Suture bout à bout sur un drain à demeure. Guérison.
EN
ACC
Os.
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té par E
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Ogs! XETII
M. FLECHTENMACHER (Zentrabllatt far Chirurg., N° 26, juin 1926) (résumée).
Femme de 19 ans. Antécédents : fièvre typhoïde, enceinte de trois mois. Cholécystite.
= Cholécystectomie : Vésicule adhérente aux organes voisins, enflammée. Dans le col se trouve un calcul. Les voies biliaires basses sont libres.
Cholécystectomie sous-péritonéale. Le canal cystique est lié juste à son origine, au ras du cholédoque,. de peur qu’il ne se produise ultérieurement une néo-vésicule aux dépens du moignon cystique.
Suiles opéraloires :
Six jours, après douleurs violentes simulant une colique hépatique Les douleurs se renouvellent les jours suivants en augmentant d’intensité.
La fièvre monte à 389, le pouls à 120.
On porte le diagnostic de péritonite et on intervient à nouveau.
Deuxième opération :
A l'ouverture du péritoine, il s'écoule de la bile en abondance, A Yincision du péritoine sur le pédicule hépatique, on trouve à l’orisine du cystique sur le cholédoque une nécrose de la paroi de ce conduit par où s'écoule la bile.
Incision du cholédoque, drainage de l’hépatique, tanfponnement.
Suiles opératoires :
La réaction péritonéale disparaît rapidement, on enlève le drain de l’hépatique au cinquième jour, le tamponnement au neuvième
jour.
La malade complètement guérie quitte le service le vingt-sixième
jour.
100 ACCIDENTS DE PA CHOLÉCYSTECTOMIE OBS XIEUW
M. H. Wozre (cité par Eisendrath).
Au cours d’une opération pour cholécystite, les adhérences vésiculaires sont telles qu’on renonce à retirer la vésicule.
Ligature d’un canal biliaire, qu ‘on croit être le cystique.
Cinq jours après, on est dans l'obligation de réintervenir, car la ligature avait porté sur la voie biliaire principale.
Drainage de cette voie.
Deux mois après, on fait une opération plastique en anastomosant le fond de la vésicule avec la portion distale du cholédoque.
Au bout de quatre ans, la malade est revue en bonne santé,
Os. XLV
M. J.-F. ERDMANN (cité par Eisendrath).
Trois jours après une cholécystectomie : ictère et fistule biliaire. Réintervention six mois après : sclérose et oblitération du cholédoque sur un pouce et demi.
Drain à demeure sur lequel on fait une plastie avec un bout d' épiploon.
Os. XLVI
M. J.-F. ERDMANN (cité par Eisendrath).
Deuxième observation identique à la précédente.
Os. XLVII M. Mac ARTHUR (cité par Eisendrath).
- Cholécystectomie.
Oblitération du cholédoque par sclérose nécessitant une réintervention.
Mort du malade.
Os. XLVIII M. WiLzms (cité par Eisendrath).
Cholécystectomie.
Le cholédoque. se bouche par du tissu cicatriciel et nécessite des réinterventions.
Abouchement de l’hépatique à l'estomac.
Suites opératoires inconnues.
OBs. XLIX M. J.-T. BoTromLex (cité par Eisendrath).
Cholécystectomie.
Ligature du canal hépatique avec le canal cystique.
Le lendemain : ictère.
Réopération le cinquième jour : drainage de l’hépatique.
Os. L M. E.-A. CopMax (cité par Eisendrath).
Cholécystectomie.
48 heures après, douleurs épigastriques violentes. Troisième jour : ictère et fistule biliaire.
Quatrième jour : mort.
Autopsie :
Lésion de l’hépatique au-dessus de sa jonction avec le cystique, on voit en outre que le canal hépatique a été lié en même temps que l'artère cystique.
Os. LI
M. EiseNprATH (Surgery, Gynécol. and Obst, vol. XX No juin 1920).
Cholécystectomie.
On lie le canal cystique près de sa jonction avec le cholédoque. On coupe une seconde artère cystique qui donne une hémorragie très abondante, et on la pince.
C’est alors qu’on ne se rend pas compte qu’on a pris dans la pince en même temps que l’artère, le canal hépatique, et qu’on pose une ligature.
Suiles opératoires :
Ictère nécessitant une réintervention.
Au cours de cette dernière, on trouve des petits abcès disséminés sur la surface du foie, dus à une infection par rétention biliaire.
OBs: LIT
M. Voëzcxer (Beitrâge zur Klin. Chirurg. 1911, t. LXXII) (résumée).
Cholécystectomie difficile.
Suites opératoires Fistule biliaire.
Réintervention six jours après la première intervention, on constate qu’il manque un à deux centimètres de cholédoque. Suture sur drain. Insuccès.
Troisième intervention.
On passe un drain de caoutchouc qui, unissant les deux bouts, est conduit dans l'intestin.
La malade sort de la clinique, en bon état le vingtième jour.
OBS AIT M. H.-S. HAYxESs (cité par Eisendrath) (résumée).
Cholécystectomie. Ictère par rétention consécutif.
A l'opération, on trouve une perte de substance du canal biliaire principal. On passe un tube de caoutchouc entre les deux bouts.
Mort d’hémorragie au troisième jour.